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Arthur de Gobineau sur « les hommes de la gauche »

Chacun déplore un mal français : les intellectuels qui raffinent tout, ont raison de s’en prendre à l’esprit de 1789.

Mais la chose a déjà disparu de la réalité pour former un slogan vide, tout autant que celui de la « Résistance », en effaçant toutes les traces de sang et de misère, d’atrocités du même type que celles contemporaines en Syrie et partout où l’argent sale et les agitateurs selon la formule  connue « agitent le peuple avant de s’en servir », et de l’égorger au besoin, comme dans l’Ukraine rouge, pays natal de nombreux chefs de l’entité sioniste !

Il est bon de retrouver dans les énergies françaises le ressort nécessaire à notre résurrection: car il ne s’agit plus  de survivre, mais de vaincre la mort, selon ce mystère dont le Christianisme fait l’emblème ou la vérité de de la croix!

Toutes les croix portent cet enseignement et ne sont qu’une, car la condition de toute existence répond à ce principe  du célèbre professeur de médecine  Bichat qui donna son nom à l’hôpital parisien : « la vie est l’ensemble des forces qui résistent à la mort ! » et la surmontent.

Pour pouvoir vaincre, il faut écarter le chaos : ce choix était sur les murs de l’Est européen quand la coalition des peuples  reculait devant la poussée bolcheviste équipée et nourrie par la finance internationale et vagabonde.

En reprenant notre histoire des débuts de la IIIe République, dans un article posthume qui fut imprimé à Strasbourg en 1907 « La Troisième République et ce qu’elle vaut », le génial Gobineau (forme méridionale bordelaise de Gauvain) dont il serait temps de prendre les thèses au sérieux, et est effacé de la mémoire de la jeunesse française asservie, fait ainsi parler « ces hommes de gauche » identiques à ceux qui étalent leur satisfaction macronique. Craignez-vous des désordres, une reprise de la déchristianisation, des meurtres de religieux, comme en 1793 ou 1871, pour ne parler que du lointain passé?

« Mais il n’y a pas lieu, répondent les hommes de gauche. Vous voyez : nous nous tenons bien tranquilles.

Nous  ne menaçons du geste  ou de la parole absolument personne. D’ailleurs puisque vous aimez et estimez la force, vous devez considérer que nous la tenons. Quel usage en faisons-nous? Le plus débonnaire du monde. Notre majorité parlementaire qui  n’est autre, vous devez en convenir, que le souverain pouvoir, attendu que votre constitution nous donne par elle le  droit de lier et de délier, sans que la minorité  ait d’autre devoir que de plier les genoux et de se soumettre… Nous changerons tout, continuent ces philanthropes ; c’est exact et nous en convenons franchement; d’ailleurs, si  par un phénomène ordinaire  dans les hautes régions  où le tour de roue politique nous a transportés, nous venions jamais à envisager nos projets sous un jour nouveau, qui nous pût porter à changer de visées, nous savons bien, que nous deviendrions à l’instant pour ceux qui nous poussent, nous dressent, nous portent, nous haussent, des traîtres ; nous n’ignorons pas que dans le métier que nous faisons, les soldats n’ont d’autre moyen d’assaut que de sauter sur les épaules du chef qui semble faillir et nous ne voudrions pas qu’on nous sautât sur les épaules comme Danton l’a fait à Vergniaud, Robespierre à Danton, Tallien à Robespierre. Nous serons donc les hommes que l’on suppose au moins aussi longtemps que nous pourrons et donc, nous allons tout doucement, porter la main sur tout, casser, c’est vrai, mais sans faire de bruit. Nous casserons ce qui reste de liberté individuelle; nous casserons les conditions actuelles de la propriété; non pas que nous en voulions à cette indispensable de toute société  humaine; on nous fait tort  quand on nous en accuse et on se trompe, nous voulons seulement  rendre possible et opérer  un glissement qui la fasse passer dans d’autres mains inutiles à désigner; quant à la religion, nous la casserons à coup sûr: mais ne croyez pas que ce soit en tant que catholicisme; nos idées sont plus larges  que vous ne le supposez et nous n’en voulons pas plus au Pape qu’au Mufti et au grand lama. Ce qu’ils ont fait est que l’homme moderne appartienne tout entier à la Libre Pensée, c’est-à-dire au culte des intérêts positifs, c’est-à-dire à celui qui en dispose, c’est-à-dire à l’État, et l’État vous savez bien qui c’est.

Voilà à peu près ce que nous voulons faire. Mais comme en définitive, et grâce aux libéraux, nous sommes désormais les maîtres de tout, quelle folie de supposer  possibles des violences, des  égorgements! Pourquoi, je vous prie? À quoi bon? Nous ne prétendons amener  l’avènement d’une nouvelle couche sociale…Vous la connaissez? Cette élit qui attend la fin de nos travaux dans les cabarets borgnes des grandes villes ou dans les bouchons décriés de nos  villages, inculte, sale, barbue, dégoupillée, plus qu’à demi-ivre, la pipe de terre sordide au coin de sa lèvre…Eh bien! cette nouvelle couche sociale nous allons l’amener paternellement a prendre les positions  qu’elle a essayées et qui lui ont plu en 71; mais ce sera la loi  en main, avec la plus pure légalité, et cette légalité nous sommes en train de la fabriquer, comme toujours avec l’aide des libéraux, auxquels nous abandonnons en récompense, bien entendu temporairement, la jouissance des places qui peuvent leur convenir. C’est leur amorce éternelle. »

C’est le cas Bayrou !

Pierre Dortiguier

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Pierre Olivier

Commentaires (1)

  1. ganzer dit :

    Agnes Buzyn se retrouve de fait ministre de tutelle de son mari Yves Levy, qui dirige l’Inserm.
    http://www.la-croix.com/France/Politique/Agnes-Buzyn-nouvelle-ministre-sante-conflit-dinterets-mari-2017-05-18-1200848216

    Frederique Vidal, avec Daniel Aberdam, a decouvert une maladie qui concerne environ 20 enfants sur un million (aux Etats-Unis).
    http://www.huffingtonpost.fr/2017/05/17/ce-que-frederique-vidal-ministre-de-lenseignement-superieur-et_a_22095306/

    Judith Olszowy-Schlanger, directeur d’études de l’École Pratique des Hautes Études (EPHE – Paris – France), correspondante de la British Academy, de la Rothschild Foundation et du Ministère de l’Education d’israel, dirige un projet international intitule « Les livres dans les livres », qui a pour objet de reperer, photographier et decrire chaque manuscrit en hebreu de chaque bibliotheque en Europe.
    http://hebrewmanuscript.com

    Monsieur Hubert Bost, Président de l’École Pratique des Hautes Études (EPHE – Paris – France), présidera la Fête annuelle de la puissante Fondation John Bost.
    https://www.johnbost.org/fete-annuelle-10-11-juin-2017-a-la-force/

    Elie Tenenbaum n’a ni uniforme, ni fusil, mais possède l’arme la plus redoutable.
    http://www.estrepublicain.fr/actualite/2016/06/21/nancy-la-strategie-de-l-antiterrorisme-de-vigipirate-a-l-etat-d-urgence

    Reviser son bac sur smartphone ? Sarah Besnainou et Julien Cohen-Solal ont le triomphe discret.
    http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2017/01/14/avec-kartable-les-cours-c-est-dans-la-poche_5062616_4497916.html

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