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Révisionnisme : la censure s’accentue encore sur Internet !

Révisionnisme : la censure s’accentue encore sur Internet !

 

Chaque année qui passe voit un renforcement considérable de la répression contre la libre recherche historique. En l’espace de quelques mois se sont ainsi multipliées les graves atteintes à la liberté d’expression et de communication des idées et des positions non conformistes sur la Toile. Le 31 mai 2016 la Commission européenne concluait un accord avec les groupes américains Facebook, Twitter, Youtube et Microsoft sur « la lutte contre le discours de haine, illégal en Europe ». Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (DILCRA), aux « Assises de la lutte contre la haine sur le net » le 15 mai 2016 à Paris, s’engageait pareillement au nom du gouvernement à censurer totalement les sites et blogs révisionnistes : « Il s’agit surtout d’identifier qui sont les leaders d’opinion sur Internet […] A partir d’une législation qui effectivement est une des plus répressives du monde,  mais avec des moyens renforcés et surtout, je dirais, avec une posture différente qui consiste à dire “on va cibler un certain nombre d’adversaires et on ne va pas les lâcher” ».

En décembre 2016, Google annonçait qu’il allait faire le ménage dans son algorithme, en procédant au déréférencement des sites révisionnistes. Et voici qu’Amazon s’y met à son tour, annonçant qu’il ne proposera plus à la vente d’ouvrages dits négationnistes. Google avait obtempéré à la demande de la Commission européenne, Amazon obéit servilement à Yad Vashem. En effet, dans une lettre envoyée au directeur général d’Amazon, Jeff Bezos, le directeur des bibliothèques du mémorial de la Shoah à Jérusalem, Robert Rozett, demandait que fussent retirés de la vente « les livres niant et banalisant la Shoah » car « le négationnisme et d’autres formes de discours haineux nourrissent les crimes racistes et antisémites ». Charitable, le responsable de Yad Vashem offrait même son aide pour « identifier les publications qui nient la Shoah parmi les livres en vente sur le site d’Amazon ». Le courrier était accompagné de photos de livres révisionnistes mis en vente afin d’appuyer la demande du mémorial, notamment Le rapport Leuchter. Faut-il que le Lobby soit puissant et le courage inexistant pour que des géants américains comme Amazon ou Google obtempèrent si docilement et si rapidement à des oukazes que rien ne justifie ? Vouloir interdire des livres d’histoire, en attendant, pourquoi pas, de les brûler, est en tout cas une preuve de faiblesse et apparaît comme un terrible aveu. Puisque, nous dit-on, les révisionnistes sont des faussaires, des menteurs et des manipulateurs qui racontent n’importe quoi, il ne devrait pas être difficile de le prouver en procédant à la critique de leurs productions et en réfutant point par point leur argumentation. Il est en tout cas paradoxal que ceux-là même qui dénoncent le prétendu obscurantisme médiéval s’en prennent de manière aussi ouverte, aussi massive à la libre diffusion des livres, à la libre communication des idées, des informations, des points de vue. Voilà qui devrait donner à réfléchir à tous ceux qui croient encore que nous vivons dans un pays de liberté.

Ces censures de plus en plus nombreuses prouvent que le monde occidental évolue dans un climat d’hystérie sur tout ce qui touche de près ou de loin aux régimes fascistes, à la Seconde Guerre mondiale et à la question juive. En témoignent plusieurs anecdotes révélatrices qui ne datent toutes que de quelques jours. On a découvert sur le site des Républicains une caricature supposée antisémite mettant en scène Macron, vêtu d’un costume-cravate et d’un haut-de-forme avec un nez crochu, un cigare et une faucille rouge. Il n’est pas évident, au demeurant, de repérer un nez crochu dans la caricature qui représentait tout simplement un capitaliste tel qu’on les dessinait autrefois. Toujours est-il que Fillon, sommé de désavouer le dessinateur, a aussitôt évoqué une « caricature inacceptable », réclamé de lourdes sanctions, exigé que le responsable de la communication des Républicains fût convoqué, en vue d’être limogé. Fillon, habitué des dîners du CRIF, qui est allé multiplier les reptations au mémorial de la shoah dans le Marais il y a quelques semaines, juste avant le déclenchement du Penelope Gate (cela ne lui a donc pas porté chance !) et qui est dans son parti l’un des plus ardents sionistes avec Lellouche et Goasguen (et Dieu sait que la concurrence est rude sur ce point chez les Républicains !)  a déclaré, droit dans ses bottes, ne pouvoir « tolérer que (son) parti diffuse des caricatures reprenant les codes de la propagande antisémite ».

Les soupçons d’antisémitisme ne concernent pas seulement le flanc droit de l’échiquier politique mais aussi son aile gauche.  Le porte-parole du mouvement d’Emmanuel Macron, Benjamin Griveaux, a ainsi demandé que Benoît Hamon mette à l’écart Vincent Peillon de sa campagne à cause de ses « propos inacceptables ». Qu’avait donc dit d’affreux l’ancien ministre socialiste de l’Éducation nationale, pourtant si conformiste ? Interrogé le 10 mars sur France Info sur la réalité de l’existence de “l’UMPS” que représenteraient Macron et ses soutiens, Peillon  avait répondu : « Il semblerait qu’il y ait des gens de l’UMP et du PS qui se mettent ensemble, donc vous savez, il y a quelque chose, heureusement, de têtu dans l’histoire — c’est comme ça qu’on sait qu’il y a eu des chambres à gaz et qu’on ne peut pas le nier — Il y a aujourd’hui des gens de l’UMP,  il y a aujourd’hui des gens du PS (chez Macron) » Bien que, dans ses propos, Peillon ait attesté de l’existence des chambres à gaz, il est coupable d’avoir abordé ce sujet ô combien sacré dans le cadre d’une simple polémique politique. Cela ne convient pas. Et cela mérite une mise à l’écart immédiate. Et le fait que Peillon soit juif et franc-maçon n’est, semble-t-il, pas suffisant pour lui valoir l’absolution.

Nous vivons vraiment dans un monde de fous et… de larves. En témoigne ce tweet lamentable de Nicolas Bay, secrétaire général du Front national, pendant son voyage en Israël il y a quelques semaines, où il était allé, contrit, l’œil mouillé, et les épaules baissées, rallumer la flamme lugubre du mémorial de la Shoah : « Au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, où j’ai pu rappeler les mots de Marine Le Pen : “Les camps ont été le summum de la barbarie” » Comment faire confiance à de tels esclaves, comment éprouver de l’estime pour de telles misérables larves ? Comment croire qu’au pouvoir ces vils politiciens résisteraient aux pressions immenses qui ne manqueraient pas de s’exercer sur eux alors même que, dans l’opposition, ils s’empressent de donner leur grain d’encens à l’idole holocaustique ?

Le président turc, Erdogan, a compris à qui il avait affaire et le parti à tirer d’une Europe actuellement dirigée par des eunuques. Aussi traite-il allégrement de “nazis” et de “fascistes” les dirigeants allemands et néerlandais qui rechignent à laisser ses ministres faire campagne en Allemagne et aux Pays-Bas auprès des ressortissants turcs et des binationaux qui doivent voter le 16 avril (ils sont trois millions en Europe en âge de se rendre aux urnes) dans un référendum qu’il a lui-même convoqué afin de faire approuver des réformes constitutionnelles en faveur d’un renforcement de l’exécutif, donc de son pouvoir déjà considérable.  Multipliant les attaques, usant d’un ton de plus en plus virulent, Erdogan se sait tout permis. Il a suspendu le 13 mars les relations diplomatiques entre Ankara et La Haye, refusé que l’ambassadeur néerlandais revienne en Turquie, dénoncé « un terrorisme d’Etat », accusé les Pays-Bas — qui avaient alors un contingent de Casques bleus en ex-Yougoslavie — d’avoir laissé massacrer 8000 Bosniaques mahométans à Srebrenica en 1995 et accusé Angela Merkel de « cacher et de soutenir des terroristes » dans son pays. Le chef de l’État turc se permettrait-il des attaques aussi violentes si les dirigeants européens étaient respectables, savaient se faire respecter et s’ils ne cessaient de multiplier les repentances, donnant d’eux-mêmes une image méprisable ?

Éditorial de Jérôme Bourbon dans Rivarol n°3274 du 16 mars 2017

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