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L’hégémonie financière US sur l’Europe

Un  homme averti en vaut deux, dit le proverbe populaire. Et la France prête à subir le raz de marée artificiel du mondialisme en marche, l’a aussi été, non point par les réticences d’un De Gaulle qui voulut reprendre des accents de l’État français et se brisa comme un verre échappé des mains de ceux qui avaient contribué à sa montée et à son pouvoir décennal, mais  par cette opinion publique qu’exprimait la presse  française du temps de guerre.

Dans le Journal des Débats, du 1er janvier 1943, nous lisons ce communiqué de presse du 30 décembre intitulé, en première page,  en caractères gras, comme une vision prophétique de notre temps d’après ou entre deux guerres, seul Dieu sait :

« La  Volonté américaine d’hégémonie financière sur l’Europe »

« Vichy 30 décembre.-Le vice-président des États-Unis, M. Wallace, vient de faire une importante déclaration au cours de laquelle il a souligné que la génération américaine actuelle aurait pour tache de réorganiser le monde. Il a  précisé que  les États-Unis entendaient ramener les nations européennes  à leur situation d’avant-guerre, mais qu’elles seraient placées sous le contrôle d’une société des nations gérée par les États-Unis.

Il a montré les avantages  que cette situation réserverait aux Américains  qui pourront profiter  des troubles économiques issus de la guerre pour s’ouvrir les marchés européens.

Cette attitude inquiète l’Angleterre. Le Daily Herald écrit notamment : « Rien ne serait plus  nuisible que d’encourager les chercheurs  de dividendes américains  à croire qu’il serait lucratif pour eux de participer aux projets de reconstruction mondiale ».(OFI. Havas). »

Dans une langue claire  tout a été ainsi mis sous les yeux d’un public comprenant, comme toujours, plus de crédulité que de bon sens. Et cette presse d’une époque que l’on  veut nous faire vomir n’aura pas été plus comprise que ce sage né de la plume de Voltaire : « Un philosophe de l’Hindoustan, grand amateur du bien public, et qui disait  volontiers et  inutilement son avis, quand il s’agissait de rendre les hommes plus heureux et de perfectionner les arts… ».

Que la présente génération mesure le péril menaçant notre civilisation par cette gouvernance mondiale financière dont les États-Unis qui n’auraient pu gagner cette guerre sans l’appui de la Russie rouge, ne sont qu’un des piliers : cette société des nations gérée par les États-Unis était non pas le résultat d’un conflit mondial, mais son principe, sa finalité, ce  pour quoi la paix a été brisée.

Cette « société des nations » existait déjà, mais elle n  était qu’ un échaudage  qui cachait les contours d’une une demeure plus  vaste, une immense entreprise dont nos prétendus élus ne sont que les commis, les exécutants, le but n’étant pas la paix  qui n’a jamais pu régner dans le monde d’après guerre, mais, l’article vous en avertit qui rapporte le propos du vice-président US de 1942, un profit financier  continue  fondée sur ce que Trotski entendait par révolution permanente, chaos perpétuel et continu, destructions comme en Syrie,  terreur ambiante, et fin des fins, une privation de la liberté de disposer d’un d’un bien  national ou particulier, dont cette société internationale financière sera le vrai maître! Ce n’est pas un complot, mais un projet ouvert.

Pierre Dortiguier

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Pierre Olivier

Commentaires (2)

  1. prezan dit :

    L’affaire du petit Gregory renvoie evidemment a « l’accusation sans fin ». Mais « le fait que des centaines de récits d’homicides rituels soient similaires ne prouve pas en soi l’accusation du sang, éventuellement c’est un indice de sa fausseté. »
    https://www.cairn.info/revue-annales-2008-1-page-143.htm

    L’executif part du principe que le pays n’a pas à endosser la responsabilité des actes les plus honteux perpétrés sur son sol.
    http://www.la-croix.com/Monde/Europe/A-Auschwitz-lexecutif-polonais-fait-lhistoire-instrument-politique-2017-06-15-1200855324

    Ce n’est pas un mais deux immeubles ultra-orthodoxes que les promoteurs Juda Klein et Abraham Brach font construire sur le site de l’ancien siege de Pfizer.
    https://therealdeal.com/2017/05/30/developer-splits-up-plans-for-broadway-triangle-site/

    Le suspect de l’attentat de Munich est un « touriste americain ».
    http://www.dailymail.co.uk/news/article-4608120/Munich-shooter-injured-policewoman-US.html

  2. Lacuson dit :

    J’en reste un peu ébloui …
    Il me reste, après la lecture de votre article M. Pierre Dortiguier, comme la sensation d’un éclat d’une de ces étincelles lumineuses qui éclairent la lucidité.

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