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Pourquoi l’ancien commandant d’Auschwitz n’a-t-il pas dit toute la vérité ? (vidéo)

Pourquoi, en 1946, l’ancien commandant d’Auschwitz n’a-t-il pas dit toute la vérité ?

Gui Orl demande : si, vraiment, l’ancien commandant d’Auschwitz a été torturé par les vainqueurs afin de produire un faux témoignage sur les chambres à gaz, alors comment se fait-il que, déposant à Nuremberg, il a pu librement dénoncer les bombardements alliés et leurs conséquences sur la santé des déportés à la fin de la guerre.

 Dans un exposé passionnant, Vincent Reynouard répond à cette objection d’autant plus forte que, se sachant perdu, l’ancien commandant d’Auschwitz aurait dû révéler toute la vérité, y compris sur les prétendues « chambres à gaz ».

Replaçant les éléments dans le contexte de l’époque, Reynouard explique pourquoi Rudolf Höss n’était pas libre de dire toute la vérité. Se fondant, comme d’habitude, sur de multiples documents d’époque, il rappelle pourquoi les Soviétiques ont organisé une propagande autour des « chambres à gaz » (avec, en prime, des chiffres astronomiques quand il s’agissait de compter les assassinés) : ils voulaient galvaniser leurs troupes et masquer leurs propres crimes commis sur les civils allemands.

Puis il explique pourquoi, à l’Ouest, les Alliés reprirent la propagande soviétique : ils voulaient sinon masquer (car ce n’était guère possible) au moins justifier leurs stratégie meurtrière. Invoquant de nombreux articles de presse parus à l’époque, Reynouard expose la façon dont la propagande alliée est née puis a grandi, entre la fin 1944 et le début 1946. Ainsi découvre-t-on que dès mars 1945, les Anglo-américains voulaient juger Hitler pour « meurtres massifs en chambres à gaz ». Mais ils n’en trouvèrent aucune dans les camps qu’ils libérèrent : si bien qu’ils durent en trouver une dans le dernier grand camp libéré : Dachau… Citant un sondage bien oublié, paru en décembre 1944, Reynouard révèle que le public américain ne croyait ni aux « six millions », ni même à « deux millions ».

Voilà pourquoi les Anglo-américains redoublèrent leur propagande et laissèrent Rudolf Höss témoigner « librement » à Nuremberg. Loin de le gêner, sa déposition allait au contraire « avaliser » leurs bobards.

Plan de l’exposé :

  1. Rudolf Höss : un témoin qui se savait perdu
  2. La propagande soviétique pour galvaniser les troupes et masquer leurs crimes
  3. A l’Ouest, les Alliés reprennent la propagande soviétique
  4. Les Alliés occidentaux « découvrent » in extremis une « chambre à gaz »
  5. Pourquoi, à Nuremberg en avril 1946, l’ancien commandant d’Auschwitz n’a pas dit toute la vérité
  6. Le vainqueur avait intérêt à laisser Höss témoigner « librement »

Conclusion

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Commentaires (2)

  1. Tschirgant dit :

    Le véritable holocauste fut finalement ces horribles bombardements alliés et les massacres de masses d’une cruauté sans pareil perpétrés par l’armée rouge excitée, par l’infâme propagande stalinienne, sur les populations civiles des territoires germaniques.
    Il faut que la vérité triomphe, car cet immense mensonge est plus que mortifère pour les nations d’Europe. Non seulement il les empêche de se relever moralement, mais va jusqu’à effacer leur mémoire historique.

  2. Lacuson dit :

    Pour la divine surprise que vous êtes dans le néant contemporain, la qualité de vos article, votre érudition, votre lucidité, votre courage, votre honnêteté, votre … etc. :

    Un grand merci à Vincent Reynouard et un grand merci à Jeune Nation !

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