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Lafarge a financé le terrorisme jihadiste en Syrie avec l’assentiment du Quay d’Orsay

L’enquête avance enfin sur le financement des islamo-terroristes syriens de l’État Islamique par le groupe Lafarge-Holcim. La procédure fait suite à une plainte avec constitution de partie civile déposée le 15 novembre 2016 par des ONG ainsi que par 11 plaignants et ex-salariés syriens.

Ainsi, dans le cadre d’une coopération avec la justice française, la police fédérale belge a procédé le 14 novembre dernier à une perquisition à Bruxelles dans une filiale du cimentier franco-suisse Lafarge. Parallèlement, le siège de Lafarge en France a également fait l’objet d’une perquisition.

Lafarge a financé les islamo-terroristes qui persécutaient le peuple syrien depuis 3 ans

L’enquête, menée depuis juin 2017 par trois juges d’instruction, s’attache à déterminer si le géant du ciment a transmis de l’argent à certains groupes jihadistes, notamment l’État Islamique, pour continuer à faire fonctionner en 2013 et 2014, malgré le conflit en Syrie, la cimenterie de Jalabiya, dans le nord du pays.

L’entreprise aurait cherché à garantir l’accès à l’usine de ses ouvriers et des marchandises alors que plusieurs points de la zone étaient contrôlés par l’État Islamique, en missionnant un intermédiaire pour obtenir des laissez-passer aux points de contrôle.

Pour pouvoir fabriquer le ciment, Lafarge serait aussi passé par « des intermédiaires et des négociants qui commercialisaient le pétrole raffiné par l’État Islamique, contre le paiement d’une licence et le versement de taxes ».

Lafarge a mis en danger ses salariés exposés au fanatisme des islamo-terroristes

Les enquêteurs cherchent aussi à savoir si des responsables du groupe en France avaient eu connaissance de tels accords et du danger qu’ils ont pu faire courir aux employés syriens sur place.

En effet, en continuant de fonctionner jusqu’à septembre 2014 en Syrie, malgré les risques dus à la guerre civile, le groupe Lafarge est susceptible d’avoir exposé ses employés à des risques graves d’enlèvement ou de mort. Malgré les efforts du groupe pour sécuriser les routes autour de l’usine en multipliant les contacts avec les groupes armés, les employés de Lafarge Cement Syria ont été les premiers exposés aux dangers de la guerre.

Quatre anciens salariés syriens de LCS ont jusqu’ici été entendus par un des juges chargés de l’information judiciaire. L’un d’eux a notamment raconté qu’il avait été enlevé pendant une dizaine de jours et décrit la peur dans laquelle vivaient les salariés de l’usine de Djalabiya.

Il a également raconté comment la trentaine de salariés encore sur le site avaient été livrés à eux-mêmes lors de l’attaque de l’usine par les jihadistes de l’État Islamique en septembre 2014 !

Affaire dans l’affaire : Lafarge agissait avec l’assentiment du gouvernement français

Mais il n’est pas question seulement de financement du terrorisme mais aussi potentiellement de complicité de crime de guerre et de crime contre l’humanité ! Selon les parties civiles, « Il faut aussi rechercher la responsabilité de l’Etat si jamais l’Etat est aussi impliqué ». Selon une responsable d’une ONG qui suit ce dossier, « il est important de demander à ces personnes si elles ont des informations intéressantes ».

Il s’agit notamment de vérifier si le ministère des Affaires Étrangères du gouvernement Hollande, occupé par le juif à papiers français Laurent Fabius à l’époque, était au courant de ces arrangements et a encouragé Lafarge à maintenir ses activités dans la Syrie en guerre, comme l’ont laissé entendre plusieurs employés du groupe interrogés.

L’un des anciens cadres de Lafarge, qui a travaillé 30 ans pour le groupe, a déclaré « avoir été en contact régulier avec le Quai d’Orsay, qui n’a jamais dit à Lafarge d’arrêter (ses activités en Syrie), bien au contraire. Le Quai d’Orsay n’a eu de cesse de dire que tout allait s’arranger et qu’il fallait tenir ».

Cela n’aurait rien pour nous étonner alors que nous nous souvenons comment Laurent Fabius avait louangé l’action d’un autre groupe jihadiste « d’égorgeurs modérés », le Front al-Nosra, affirmant que « sur le terrain, ils font du bon boulot » (1) !

Le « business » : une réalité échappant à toute morale

Les « troubles arrangements » des affairistes de Lafarge avec l’État Islamique, sous l’œil complice du gouvernement français démontrent la rapacité sans limite des capitalistes et des mondialistes.

Et on sait que les économistes ultralibéraux prétendent faire de l’économie une réalité échappant à la morale.

Mais en réalité l’immoralité étant constitutive du capitalisme, un État nationaliste devra poser les garde-fous empêchant que les acteurs économiques, hors de sa vue, travaillent contre les intérêts fondamentaux des nations et des peuples.

 

(1) « En revanche, la décision des Etats-Unis de placer Jabhat Al-Nosra, un groupe djihadiste combattant aux côtés des rebelles, sur leur liste des organisations terroristes, a été vivement critiquée par des soutiens de l’opposition. M. Fabius a ainsi estimé, mercredi, que « tous les Arabes étaient vent debout » contre la position américaine, « parce que, sur le terrain, ils font un bon boulot ». « C’était très net, et le président de la Coalition était aussi sur cette ligne », a ajouté le ministre. » (in « Pression militaire et succès diplomatiques pour les rebelles syriens », Le Monde, 14/12/2012)

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Pierre Olivier

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