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Le flatteur de nos défauts nationaux, Zemmour

L’opinion que portent ces lignes n’a de vue que politique et d’encourager ce que les nouveaux politiciens ont en horreur, le nationalisme, quand bien même ce terme reste incomplet : il a en lui, pour reprendre un mot de Heidegger, une vérité et une grandeur absolue, mais dépérit s’il sert de marche pied à un inter-nationalisme paralyseur des volontés individuelles, ou collectives, ne profitant qu’à des escrocs, des gens qui découpent l’ombre, selon une belle image de Platon.

On confond ce terme avec la sauvagerie, l’esprit de la conquête entendue comme une expropriation ! En fait, c’est, au contraire, le déchirement de la nationalité réelle et sa conversion en idée abstraite qui crée cette barbarie moderne qui se nomme le jacobinisme, conjuration d’une aristocratie pourrie de l’intérieur mêlée à la lie du peuple, que l’on nomme Révolution « française » ou ensuite  bolcheviste, sa petite nièce orientale, déclarée révolution « russe » et monnayée en oligarchies de même espèce, tant à l’Est qu’à l’Ouest! 

Avec application, dans un siècle où les borgnes sont les rois des aveugles, l’ennemi des gentils -à parler le langage de la Bible-  Zemmour, au prénom germanique (Ric ou Reich), entend flatter ceux-ci, illustrant ce vers du fabuliste que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute.

Et qu’enseigne-t-il, sinon que la gloire française tient dans son hostilité à l’Allemagne, que la Troisième République a débuté par une germanophilie des élites. Il eût pu, en effet, citer Renan opposé à la guerre, tout comme Adolphe Thiers, de 1870, et en particulier cette réponse faite par l’historien Ranke à notre Breton lui demandant la vraie raison de ce conflit : la guerre du Palatinat ravagé par un Turenne de confession protestante, sous Louis XIV, roi très chrétien, selon un titre reçu,  et que le savant saxon  Leibniz, gloire aussi de nos lettres françaises, piqua dans un pamphlet latin et français, du titre de  Mars Très Chrétien ! Ce sac du Palatinat monta jusqu’en Belgique où les troupes royales mirent à sac les couvents féminins. A cet égard, Zemmour identifiant républicanisme de fin de siècle et relations pacifiques avec le nouvel Empire allemand, dont la proclamation fut  l’initiative du roi de Bavière, le catholique et admirateur de Versailles, comme de Louis XIV, Louis II, ne rapportera pas ce fait indiqué par feu  le frère mariste et historien alsacien ( professeur à Lyon II, et qui fut au jury de feu le chercheur  Roques à Nantes) Pierri Zind, dans une étude ancienne, que Napoléon III avait soulevé l’enthousiasme des instituteurs alsaciens par sa parfaite maîtrise de l’allemand. Napoléon III ne voulait pas la guerre. Les extrémistes de gauche, avec Emile Olivier, oui, plus tard, les Gambetta et les Crémeux, oui ! Jusqu’à l’infâme ministre des finances de Clémenceau, Klotz, bientôt condamné pour escroquerie,  et rendu un temps célèbre par sa formule : « l’Allemagne paiera!« 

Zemmour, dans son livre ayant pour thème  le Destin Français et sur les écrans,  a regretté  que l’on n’eût pas poursuivi la guerre, avec la poitrine de nos paysans bien sûr, jusqu’à Berlin, pour bien humilier les Boches, comme s’en chargeront ses alliés bolchevistes en 1945 (avec leurs trois millions de viols de femmes, filles -comme le fut par exemple l’épouse du Chancelier Kohl violée à 13 ans- et vieilles aussi, jusque dans les églises, selon un témoignage précis de réfugiés sudètes !), en même temps que les futurs dirigeants sionistes (sionistes, dont il compare l’armée à celle de soldats républicains de l’an II) organisaient la défaite de l’Empire en remerciement de la « Déclaration Balfour » de novembre 1917 ouvrant la bergerie palestinienne aux loups des steppes !

En toute maladie, quand la fièvre monte, ce qui en soi, contrairement à ce que veut nous faire accroire Big Pharma,  n’est pas mauvais, et qu’elle s’installe, ce qui montre la nécessité du corps de brûler ses déchets, il faut un bon médecin, et encore une fois, après Renan citons un Breton de cette profession, le cavalier Destouches, grand blessé de guerre, de nom de plume relatif au  prénom de sa grand-mère,  Céline, dans l’Ecole des Cadavres. Un ami algérien qui doit savoir que Céline fut médecin à l’hôpital franco-musulman de Paris,  me l’adresse et je la restitue aux lecteurs, en précisant aux plus jeunes que Céline fait allusion au Traité de Verdun de 843 (dans la chronologie reçue) déchirant l’héritage germanique du dit  Charlemagne :

« Nous sommes séparés de l’Allemagne depuis 1 100 ans ; 1 100 ans de merde, de conneries furieuses, 1 100 ans de mensonges sans arrêt, de trémolos ignobles, de palliatifs vaseux, de rémissions louches, de revanches toujours plus infectes, de solutions pourries.

Nous n’en sortons pas. Nous sommes les enfants d’un cauchemar, d’un monstre dont tout le sang nous dégouline plein la gueule et plein les yeux. Nous ne parlons plus que de sang, dans le sang. Nous ne voyons plus que du sang.

Depuis 1 100 ans, veaux traqués, nous ne faisons que chavirer d’un abattoir dans un autre, d’un charnier dans un autre, toujours plus accablés, plus soumis, plus saignants. Il règne sur toute cette Europe un sale fatalisme de boucherie, une dévotion très prostrée devant toutes les tueries possibles, infiniment répugnante, à en dégoûter Dieu le Père,… » « C’est un véritable enfer comme dommages et intérêts ! Rideau ! N’est-ce point le moment qu’on s’en torche du Traité de 843 ? L’avons-nous suffisamment fumée l’Europe de nos barbaques françaises et allemandes, depuis 1 100 ans ? (L’Ecole des Cadavres, p.162)

Ne laissons pas l’Europe à ses ennemis qui l’ont mise en croix ! Œuvrons à sa résurrection ! Éloignons les courtisans du Diable qui veulent nous manger hachés par des Verdun renouvelés en cultivant cette illusion humaine qu’est l’égoïsme !

Entendons ce mot de Goethe, après la mort de son fils survenue à Rome : « Vorwaerts »…, en avant par delà les tombeaux ! » Reconnaissons notre prochain, notre Adam originel !

Pierre Dortiguier

Pierre Olivier

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