Accueil » Actualité » Actualité internationale » Crise à venir 2017

Crise à venir 2017

Souvent, les crises mondiales les plus graves se déclenchent l’été. Il suffit de se rappeler de l’origine immédiate des deux Guerres mondiales du XXe siècle.

Les abcès politiques internationaux ne manquent pas, qui peuvent être à l’origine de graves crises ayant des effets économiques et monétaires. Quelque crise financière ou économique en Chine ou en Inde, qui tirent une grande partie de l’économie mondiale, peut provoquer un étranglement du commerce mondial avec toutes les conséquences graves qui en résulteraient.  Mais il en est un qui grossit dangereusement : c’est l’abcès financier international. Les marchés financiers sont tellement gonflés, sans rapports conséquents avec l’évolution de l’économie réelle, qu’ils vont finir par exploser.

Au niveau des marchés financiers d’abord. Wall Street termine la saison 2016-2017 au plus haut, puisque la valeur des actifs cotés à New York dépasse 30 années de bénéfices moyens réalisés depuis 30 ans. Sur le Nasdaq, beaucoup plus volatile, les valorisations d’entreprises qui, dans le numérique, ne dégagent pourtant qu’assez peu de bénéfices, sont assez extravagantes. On atteint des sommets historiques. Depuis six mois, se développent des appels de fond extravagants pour les sociétés non cotées de ce secteur. Mais la bourse de Paris paraît aussi surcotée, tout comme la bourse de Shanghai qui relève plus du casino que d’une place d’investissement. 

Au niveau des monnaies ensuite, parce que si une crise sur l’euro venant de Grèce semble écartée dans l’immédiat – la Grèce a trouvé une solution en juin pour régler ses échéances – la stabilité de l’euro est menacée par le grave problème des dettes d’État. Par ailleurs le dollar et le yuan chinois peuvent encore s’affronter sur fond de guerre protectionniste. 

Les systèmes économiques regorgent de liquidités abondamment distribuées par les banques centrales pour éteindre les incendies déclenchés en 2007, mais les dangers vont croître très rapidement lorsque les taux d’intérêt vont remonter et que les banques centrales commenceront à restreindre l’accès aux marchés monétaires. Déjà la Réserve Fédérale relève petit à petit, mais sûrement, ses taux directeurs. Le premier ministre Édouard Philippe doit être assez inquiet de la réalité présente puisque, dans son discours de politique générale du 4 juillet, il a parlé des dangers de crise à venir, notamment avec la hausse des taux d’intérêt, et prévenu que les États n’avaient pas les moyens d’y faire face.

Car les signes monétaires, en nombres vertigineux, déversés par les banques centrales, a moins servi à l’économie réelle qu’à alimenter l’inflation sur les actifs financiers et accessoirement à favoriser les endettements publics. Les États se sont endettés plus facilement encore que les entreprises, tandis que « l’industrie financière » fonctionnait à plein … dans le virtuel. Il s’agit d’une situation délétère qui, comme telle, ne peut pas durer. La seule question est de savoir quand la situation va se tendre et craquer. Viendra ensuite la question de l’ampleur des dégâts. 

Les crises financières du passé se sont toujours déclenchées à partir d’une hausse des taux directeurs (ou taux de réescompte) des banques centrales, décision prise sciemment par leurs promoteurs. Ce fut le cas de la crise de 1929, avec une hausse du taux de réescompte en avril 1929, suivie par un krach immobilier en juin, en Floride dont l’onde de choc finit par atteindre Wall Street le 29 octobre.

André Gandillon

Partager cet article Tweet about this on TwitterShare on Facebook0Share on VKShare on Google+0Share on LinkedIn0Email this to someone
Pierre Olivier

Commentaires (5)

  1. Jean d'Artois dit :

    Les États ont renfloué ( avec les deniers des contribuables) les banques incontrôlées qui  » jouent  » avec l’argent des clients ( mais également contribuables ) . En 2008 ce fut le cas ! Ces mêmes banques remettent le couvert en toute impunité dix ans après , sans avoir subi de contrôles depuis lors . Entre temps les  » gros  » actionnaires ont décuplé leur mises , ALors que les petits n’en sont pas encore remis . Conclusion : ce sont bien les banques qui dirigent les pays concernés , via les États soumis à leurs diktats . Il ne faut pas être un professionnel ni un historien émérite pour savoir qui sont les propriétaires de ces banques : une seule  » ethnie  » d’où apparait toujours les mêmes ( Rothschild , Bloomberg , Goldman Sachs , … ) , qui se déclinent en d’autres appellations selon les pays . Tant que ce système pervers , voleur , perdurera , aucune solution saine ne remettra ces pays en ordre .

  2. Jean d'Artois dit :

    Ps : le système de l’usure , puis l’avènement des banques la pratiquant , prenant progressivement le pas sur l’autorité des États , a pris tout son sens , lorsque la franc maçonnerie , subventionnée par ces banquiers apatrides , leur a servi de  » passe  » pour ouvrir la porte du pouvoir politique -ce qui leur était refusé à juste titre depuis 1800 ans , par les monarques catholiques – ( et pour cause ) –
    Les rapports de force , après le coup d’état de 1789 , fut un élément déclencheur pour de nombreux pays européens . Mais le couronnement de cette oligarchie prit sa forme la plus ambitieuse outre atlantique , et n’a cessée d’œuvrer pour étendre sa puissance de domination mondiale depuis ce temps . Les fruits de cette domination , en particulier en Europe , furent fulgurants au cours delà deuxième partie du xxeme siècle . ( c’est P. Hillard qui m’aide à mieux structurer mon opinion , car il détient les infos qui manquaient et reliaient certains faits , lui est pro , c’est la différence avec un amateur ) .

  3. charpentier dit :

    Les banques nous pille comme toujours

  4. zadvin dit :

    « La politique américaine d’expansion économique postule que l’Union des banques américaines doit absorber les banques européennes (Rothschild) dont les intérêts se heurtent à ceux des banques presqu’exclusivement françaises (Gradis, Lazard, Servan-Schreiber) en Extreme-Orient et en Afrique du Nord.
    Et toute la politique française de cette après-guerre est l’histoire du combat que ces banques se livrent dans l’hémicycle parlementaire par les personnes interposées de leurs agents politiques respectifs : MM. René Pleven, René Mayer et Pierre Mendès-France. »
    Paul Rassinier
    revue Defense de l’Homme
    (1955)

  5. Italo Vernazza dit :

    CQFD: des funambules sur un volcan…

    Merci QUI? Merci, les anglo-hi-hankies!!! Et merci à tous les adorateurs du Grand Mâle Dominant…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Login

Lost your password?