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Invasion migratoire : les Africains n’auront même plus à se jeter à la mer pour être importés en Europe

3 000 nouveaux Africains pour nos étrennes 2018 devraient être une bonne année pour la récolte migratoire de la France. Outre les traditionnels clandestins, demandeurs d’asile et autres regroupés au titre des familles, notre pays devrait accueillir 3 000 Africains supplémentaires. La nouveauté ? Ces 3 000-là n’auront pas besoin de prendre à leurs frais le bateau ou l’avion, ils seront importés directement par la république.

Les « réfugiés » ? Il y a le groupe de ceux qui n’en veulent pas. La Hongrie, la Pologne, la Tchéquie en font partie. Tous des pays de l’ex-bloc de l’Est. À croire que le communisme protégeait les identités nationales… Et puis il y a les pays qui en veulent plus, toujours plus. À ce petit jeu, la France ne peut viser le titre mondial qui est sans doute détenu par l’Allemagne de Merkel pour un bon moment. Mais, du moins, nous pouvons prétendre à jouer la finale. C’est dans ce contexte que s’inscrit le bel effort d’Emmanuel Macron qui a décidé que la France allait accueillir en 2018 3 000 Soudanais, Erythréens, Nigériens et autres Tchadiens en provenance directe de Libye, du Tchad ou du Niger.

Les 72 premiers seront là début janvier. Pour les étrennes. Ils auront été méticuleusement sélectionnés – enfin, paraît-il – par des spécialistes, des pointures en matière d’identification de réfugiés : le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR). En majorité des femmes et des enfants. Soixante-douze victimes donc de « l’enfer libyen », enfer dans lequel personne ne leur avait demandé de se jeter.

À commencer par les Français qui vont devoir se pousser pour leur faire de la place et pour leur payer le séjour : cinq millions d’euros pour ces seuls 72 Africains et seulement pour 2018. Une paille comparé au milliard d’euros déjà dépensé pour entretenir les « mineurs isolés » qui font la joie de nos cités et notamment de certaines villes de Bretagne qui n’avaient jamais été jusqu’alors à pareille fête. Pour les 3 000 que nous allons quérir, la facture – négociée au prix de gros ? –, sera de 220 millions environ par an. Du velours…

Le Zambèze versé dans la Corrèze ?

Emmanuel Macron a prévenu : ces 3 000 réfugiés seront répartis sur le territoire. Trente Africains de plus en Seine-Saint-Denis, une goutte d’eau. En Lozère, la chance d’entrer enfin de plain-pied dans le XXIe siècle. Naturellement, ces 3 000 sont une avant-garde. Si on croit sur parole le président de la République, 7 000 autres devraient arriver en 2019. Et ensuite ? Eh bien, il ne faut pas être grand clerc pour savoir qu’ensuite, il y en aura d’autres. Les meilleurs tubes sont ceux qui ont plusieurs vies. « Et ça continue, encore et encore / C’est que  le début, d’accord, d’accord… » Il n’est d’ailleurs pas impossible qu’à terme, nous récupérions les recalés de la Hongrie ou de la Pologne. Köszönöm ! (merci, nous diront les Hongrois).

Il y a le nombre, et puis il y a la qualité. Les réfugiés de 2018 nous mettent déjà l’eau à la bouche tel un bon épisode de Plus belle la vie. Passée une période d’acclimatation où ils resteront groupés en logement collectif, ils seront ensuite – gratuitement – installés dans des appartements. Et là, quel bonheur pour les voisins. Voici comment la Direction générale des étrangers en France présente les futurs occupants de la résidence France : « C’est d’abord une manière de sauver des personnes qui sortaient d’un véritable enfer, avec des tortures, des viols, des enlèvements d’enfants. »

Les réfugiés peuvent témoigner d’un parcours traumatique, notamment les femmes, « presque toutes victimes de violences sexuelles ». Ainsi, Fanous, Erythréenne de 20 ans, a connu les centres de rétention en Libye où « on vous frappe et on ne vous donne pas à manger ». Samia, elle, « est impatiente d’aller en France avec ses trois garçons et sa petite fille. Son mari a été victime d’une tentative d’enlèvement en Libye ». Mais tout va bien, il pourra être du voyage.

Toujours plus de « déséquilibrés »

Sur ces 3 000 migrants, combien de bombes à retardement ? Beaucoup si on en croit l’étude du Comede (Comité pour la santé des exilés) parue en septembre, un organisme qui ne penche pas spécialement à droite. Sur la base de dix années d’analyse de 16 000 dossiers, 16,6 % des « exilés » affichent des troubles psychiques graves : « Il s’agissait pour les deux tiers de syndromes psychotraumatiques et de traumas complexes, mais aussi de troubles anxieux et de psychoses. Des pathologies lourdes qui se manifestent par des troubles du sommeil, de la mémoire et de la concentration, des idées suicidaires, et qui nécessitent souvent plusieurs mois de suivi thérapeutique. » Ces troubles psychiques graves constituent ainsi « la première maladie qui affecte les exilés, bien loin devant le VIH et la tuberculose ».

Bref, une armée de « déséquilibrés » qu’il conviendra de soigner – et de surveiller –, alors même que la France n’en a pas les moyens médicaux. Il suffit de regarder chaque jour les faits divers de la presse locale pour relever que nombre de ceux-ci sont imputables à des « personnes fragiles psychologiquement ».

2018 et 2019 seront donc de grands millésimes. Mais le meilleur reste à venir. L’ONU a prévenu : un million de réfugiés chercheront un pays d’accueil en 2018. Pas la peine de savoir lire Nostradamus en bambara pour comprendre que tout cela va mal finir.

Philippe Martin

Source : Minute n° 2848 du 22 novembre 2017

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Pierre Olivier

Commentaires (1)

  1. Italo VERNAZZA dit :

    C’est très joli toutes ces boules de couleurs… c’est un arbre de Noël?

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