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Palestine occupée : « Les voleurs de l’Histoire »

« Les voleurs de l’Histoire » : c’est le titre d’un discours de la ministresse  des  Affaires Etrangères Tzipi Hotovely, de famille géorgienne (né le 2 décembre 1978),  de l’entité sioniste, membre du Likoud,  dont il s’agit ici, dans la vidéo que nous livrons, tirée de la presse israélienne de Palestine, ou plutôt d’une adresse insolente aux vieux députés arabes natifs des lieux,  censés être musulmans,  de la Knesset.

Celle-ci, ancienne propriété arabe palestinienne, notons-le, fut expropriée pendant la lutte de 1948 pour être transformée en Parlement… On avait en effet appliqué aux Arabes, Arméniens et Grecs, chrétiens et musulmans mêlés, une loi d’expropriation  des terres et des propriétés, tirée de la juridiction britannique contre les biens italiens et allemands confisqués pendant la Seconde Guerre Mondiale!

La logique de cette femme, qui dit tout haut ce que les plus raffinés pensent tout bas,  est que la terre que les sionistes occupent est une terre qui leur appartiendra pour l’éternité, car ils y étaient avant, selon elle, les vrais envahisseurs que sont les Musulmans, peu importe la durée de cette illégitime puissance : on lui reprend par la force les tombeaux des rois, des Patriarches, tous témoignages d’une présence juive ou israélite que les archéologues  israéliens, quand il ne sont pas idéologues mais seulement objectifs, ont de la peine, par ailleurs à vérifier.

A ces vieux députés qui ont connu le dynamitage des maisons arabes et font voir leur  mécontentement, sans que l’on puisse entendre leurs raisons, est démontré par la Bible tenue par cette main de ministresse, qu’ils ne sont pas chez eux, et l’un d’eux, s’il eût été français ou simplement un de ces voltairiens que le comte Gobineau aimait à trouver à Téhéran, aurait pu citer ce mot du Patriarche de Ferney, notre M. de Voltaire que les nouveaux maîtres de l’école post Cohn-Bendit traitent d’antisémite et cachent à leurs « apprenants », qu’un livre sacré est là pour enseigner la morale et non pas la physique, ou servir de cadastre!

Les gens les plus à l’aise sur ces questions appartiennent au courant contemporain dit « récentiste » dénonçant les fausses antiquités,  qui compte des prédécesseurs au XIXe siècle, sinon plus avant avec le Père Jésuite Jean Hardouin (21 décembre 1646-3 septembre 1729), lequel précisait, par exemple, que tout ce qui était écrit des Arabes avant Mahomet était de pures fictions et songes !

Le professeur Fomenko, de l’Académie des Sciences de Moscou, né en 1946, chrétien orthodoxe, par ailleurs connu pour son œuvre  mathématique, assure que la vraie Jérusalem dont parle la Bible actuelle, plus récente qu’il n’est prétendu, n’est point cette ville de Palestine que Trump veut accorder comme capitale aux juifs, « au peuple juif », comme le voulait la Déclaration Balfour du 2 Novembre 1917 ; mais une autre, Yéros, au nord de Constantinople, l’Istanbul d’aujourd’hui. Il est vrai que l’on cherchera encore longtemps ce temple de Jérusalem parmi ce nouveau peuple qui s’imagine ancien et choisi; et ailleurs même, si sa construction et ceux qui le bâtissaient et détruisaient, tout comme le prestige de ces Salomon et David qui ne laissent point de trace, pouvaient n’être que des allégories, des fables pieuses, et, le plus souvent, en aucun cas, des actes héroïques, comme ceux  de ces Romains et Grecs, que l’on sait invérifiables mais qui ennoblissent l’humanité !

Les étudiants de Francfort/Main au XIXe siècle chahutaient et défilaient en criant « HEP,HEP,HEP », à l’irritation de certains quartiers, car « HEP » signifiait Hierosolyma est perdita (« Jérusalem est perdue »), mot tiré des Évangile, d’une plainte du Christ. Pensaient-ils à cette fraction de la Syrie méridionale ou à leur ville allemande ?

Notre avis personnel sur cette question tant débattue de l’authenticité de la Bible n’entre pas en jeu, même s’il peut transpirer, car chacun, comme le disait un maître de philosophie de mon lycée Henri IV, « trouve en lui le secret qui lui donne raison ». Il parlait de l’idée de Dieu que l’on ne doit pas confondre avec la capacité de connaître la vérité ou de suivre une conduite morale digne !

Le fanatisme actuel arrosé de pétrodollars  ou le nouvel Israël qui est le lieu de toutes les conduites licencieuses, donnent raison à notre maître de Khâgne, Henri Dreyfuss Le Foyer, et un autre de ses élèves, notre aîné de douze ans, si persécuté et souvent traîné à la « XVIIe Chambre » parisienne, ne le désavouerait pas !

1948, la « Nakba » : occuper, brûler, effacer la Palestine

La question palestinienne n’est pas à éclairer par des faisceaux de lumière artificielle ; et l’exercice en effet, au XVIIe siècle, du Père Mabillon (qui a donné son nom à un métro de Paris) de rechercher tous les lieux de Palestine pour y placer les figures des deux prétendus Testaments est aussi touchante que vaine, car la question n’est pas de ressusciter un passé, comme une femme du demi monde raconterait sa vie de jeunesse, mais de régler une affaire de justice : celle de la spoliation des terres et des biens pendant tout le XXe siècle ! C’est une question juridique, non religieuse, une affaire de justice et non de foi ou d’histoire, car l’histoire faite par la passion des hommes répond aux charmes puissants de ces vieilles coquettes qui parfument leur passé et effacent les crimes de la jeunesse pour en charger les rivales !

La perte de cette femme ministresse des Affaires Etrangères israélienne est dans sa conviction ! Elle juge sur du néant la vérité de conquérir la Palestine, d’en chasser les intrus ! Elle dit au Arabes comme le Tartuffe du théâtre français au mari de celle qu’il convoite :

« C’est à vous d’en sortir, vous qui parlez en maître »

Aussi sa descendance ne pourra-t-elle s’y maintenir dans l’éternité car la réalité est humaine sur notre théâtre, et les dieux ou un Dieu, fût-il invisible, sont trop animés de passions mortelles pour défier le temps qui fait ressortir ce qui est caché, y compris le vrai néant du Tombeau des Patriarches !

La vraie foi religieuse est fondée sur la morale et la justice, et non le fait de se croire, selon le mot du philosophe  Spinoza (condamné à Amsterdam  au bannissement  par sa synagogue), « un empire dans un empire », une donneuse de leçon à la Majesté divine.

Qui sont les voleurs de la Justice, les voleurs de la Palestine ?

Pierre Dortiguier

Pierre Olivier

Commentaires (1)

  1. emmanuel dit :

    j’adore la vidéo pleine de vérité – merci

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