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27 février 1977 : occupation–libération de Saint-Nicolas-du-Chardonnet

Depuis 1971 et l’expulsion de Mgr François Ducaud-Bourget de la chapelle de l’hôpital Laënnec sur ordre de la CGT, les catholiques n’avaient plus une seule église pour célébrer leur foi dans la capitale. Chassée de tous les lieux de culte, la messe de Saint-Pie V avait été remplacée dès le 3 avril 1969.

En ce 27 février 1977, dimanche de Carême, les catholiques de Paris s’étaient rassemblés exceptionnellement à la Mutualité au lieu de l’habituelle salle Wagram. Voilà à quoi en étaient réduits les partisans de la Vraie Messe : contraints, comme dans un régime soviétique, à organiser des messes dans une salle de bal aménagée à la hâte entre deux combats de boxe, après le « bal du samedi soir ». Mais quand les fidèles arrivèrent devant la bâtisse de la rue Saint-Victor, des prêtres en soutane les invitèrent à se rendre à l’église voisine de Saint-Nicolas-du-Chardonnet et d’attendre.
Une cérémonie conciliaire s’y déroulait justement… Pourquoi avoir choisi cette église ? Tout simplement parce que l’un des piliers de la Tradition, l’abbé Séralda, y avait été vicaire, connaissait les lieux, et savait que le dimanche rassemblait les jours les plus fastes jusqu’à 40 fidèles… De plus, elle allait être bientôt désaffectée.

Soudain, dès son office terminé, une procession entre dans l’Eglise, menée par Mgr Ducaud-Bourget et les abbés de Fommervault, Emmanuelli, Juan, Coache et Séralda qui célèbrent immédiatement la Sainte Messe.

A la fin de la dernière bénédiction, l’abbé Coache monta en chaire et lança cette phrase de huit mots : « Maintenant que nous y sommes, nous y restons !!! ».

Pierre Olivier

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