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30 août 1998 : les forces armées royales patagones prennent possession de l’archipel des Minquiers

-Cet article est dédié à notre chère tante EM-

[L’hymne Patagon a aussi été mis en parole par le Dr. Merlin dans les années 90.]

Les forces armées royales patagones ont pris possession de l’archipel des Minquiers, un îlot appartenant à la Grande-Bretagne, situé dans la Manche au sud des îles anglo-normandes. Cette invasion en réplique à « l’occupation inacceptable et prolongée des Iles Malouines, ex Falkland, territoire patagon, par la Grande-Bretagne » est un des plus beau coup du royaume de Patagonie, et l’un de ses éléments fondateurs. 

Le 1er septembre 1998, le Royaume de Patagonie fait la Une de tous les journaux anglais, du Times au Guardian en passant par le Sun.

http://royalcyber.patagonie.net/diarios/figaro.gif

Ils relatent avec humour le raid des armées patagones sur la petite île des Minquiers. « Une petite île britannique de la Manche a été « envahie » par un excentrique écrivain français -Jean Rapsail,  au nom du roi de Patagonie, Orélie-Antoine I, mort il y a plus d’un siècle… » écrit ainsi le Times.

[Ndlr: L’histoire d’Orelie Antoine a été  « découverte » et publiée par Saint Loup dans Le roi blanc de Patagonie en 1964. Ce livre bien antérieur aux écrits de Jean Raspail qui n’en fait presque jamais état !!!]
Image illustrative de l'article Antoine de Tounens

Orélie Antoine de Tounens, Roi d’Araucanie et de Patagonie

Le communiqué du consulat général de Patagonie donne tout les détails de l’opération menée par « un commando de 6 fusiliers-marins volontaires patagons, à partir d’un voilier de 12 mètres« .

Sur l’île, le drapeau bleu blanc vert du royaume de Patagonie est hissé sur le mât en lieu et place du drapeau anglais et des autocollants PTG (pour Patagonie, ndlr) sont collés sur le seul bâtiment de l’île. Enfin, les toilettes de l’île jusqu’alors présentées par les anglais comme « l’édifice le plus méridional de l’Angleterre » sont requalifiées comme le bâtiment « le plus septentrional du royaume de Patagonie« . Une revendication assez caractéristique de l’humour sérieux des patagons.

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Cette « opération Minquiers » très médiatisée outre-manche, n’est pourtant pas la première. En 1984, les patagons avaient déjà fait flotter leur emblème sur le territoire britannique.

A cette occasion, le gouverneur civil et militaire du royaume avait même rédigé une sorte de constitution pour l’île nouvellement conquise.

L’article 1 rappelle que le royaume n’est pas une démocratie: « Tous les partis et syndicats sont interdits dans l’Archipel » .

Mais l’article 6 montre aussi que l’autodérision en est une vertu cardinale. Alors que les îles Minquiers sont désertes, cet article décrète que « les commandos royaux patagons sont tenus d’observer à l’égard d’une population qui nous a accueilli dans la liesse, la plus parfaite correction »

La revendication du royaume de Patagonie est double. D’abord, l’occupation des Minquiers est une réponse en forme de pied de nez à l’attaque par la Grande-Bretagne, en 1982, des îles Malouines, territoire revendiqué par les patagons. Ensuite, le royaume dénonce, par l’occupation éclair, la possession de l’Archipel par les anglais, alors même que ce territoire fut longtemps disputé entre la France et la Grande-Bretagne. « Ce n’est qu’en 1953 que la Cour Internationale de Justice de La Haye, mal renseignée, attribua l’archipel des Minquiers à la Grand Bretagne, (…) mettant fin aux justes prétentions françaises sur cette magnifique zone de pêche, explique ainsi le communiqué de l’opération Minquiers de 1998. Le gouvernement patagon n’a fait que reprendre à son compte les droits français scandaleusement abandonnés par les gouvernements de la IVème République. »

L’issue de la première attaque de l’île en 1984 reste assez floue. De la deuxième en revanche, on connaît tous les détails. Le consul général de Patagonie, Jean Raspail, s’était engagé à remettre en main propre l’Union Jack remplacé par le drapeau de Patagonie dans les Minquiers.

Beaux joueurs, les anglais convient l’écrivain à l’ambassade britannique. « J’y fus reçu par le troisième personnage de l’ambassade, un gentleman courtois agrémenté d’un nom de roman : Mr Sherard Cowper-Coles, conseiller politique, raconte celui-ci dans le Bulletin de Liaison des Amitiés Patagones. Entrevue surréaliste ! Des quelques dix minutes qu’elle dura, tandis que les caméras de l’agence Reuters patientaient sur le trottoir du faubourg Saint-Honoré, on peut déduire que le royaume de Patagonie s’est hissé au niveau des plus grandes nations et sur un pied d’égalité » .

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Jacques Lacroix

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