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9 octobre : 60ème anniversaire de Pedro Varela !

Il n’y a point lieu dans ce qui serait, en reprenant un beau mot universitaire allemand, un Festgabe ou don festif, ce que nous disons  ici des Mélanges en l’honneur d’un universitaire, de reprendre la vie et l’œuvre politique et pédagogique de cet écrivain espagnol, né à Barcelone, et qui, avec une équipe dévouée, s’est heurté à une tyrannie locale, prétendument indépendantiste, ou sécessionniste, mais entièrement inféodée aux destructeurs des peuples de l’Espagne, et d’Europe. Le nom de sa librairie était, du reste, « Europa », située   à  la « calle (prononcer cayè)  Seneca », l’étroite  rue  Sénèque;  et cet antique philosophe latin espagnol cultivé par l’Humanisme, y était à sa place, par leur  goût  commun du sérieux, l’abandon de toute ambition politicienne, électorale, un nécessaire ascétisme ou hygiène de vie. Cela le distinguait d’autres mouvements toujours renaissant en Espagne, et qui souffrent de l’individualisme; comme cette Phalange héritée de José Antonio qui se divise en quelques branches!

Le travail le plus fructueux et durable de cette personnalité catholique par destinée et végétarienne  par raison, dans la suite de tant d’hommes illustres, dont Richard Wagner qui dut certainement la délicatesse de ses mélodies à cette discipline du corps physique, est l’éducation de plusieurs couples pris dans la vague de ce New Age et imaginant un monde de fantasmes au lieu de l’ordonner comme ce que les Hellènes entendaient par le Kosmos, et ceci à la seule fin d’augmenter l’efficacité des pensées, actions et sentiments.

Un matin, avant l’ouverture du magasin,  je vis une mère de famille fort jeune et son mari devant sa Librairie, et en des phrases brèves, que seule la spontanéité de la Raison peut formuler, elle sut me dire ce qu’ils  lui devaient, comme des brebis égarées, selon la parole christique, qui échappent au loup des illusions et de la misère physiologique, morale et esthétique, intellectuelle qui étreint et dévore  le monde.

Dans sa librairie je trouvais même une revue galicienne musulmane fort instructive, sur l’engament des Croates musulmans que l’on nomme  des Bosniaques, et toujours ce solide fond européen qui touchait au mythe, à l’hyperborée à ce mystère qui n’est que le parfum de la vie.

Un livret d’instruction et de discipline  morale, conçu par Pedro, comprenait des maximes illustrées par des tableaux réalistes, et l’un d’eux représentait une troupe de la Première Guerre Mondiale impériale allemande priant  dans une église du Nord qu’elle avait rebâtie.

Il m’a dit son amour premier du cinéma et qu’il avait été en relation avec Leni Riefenstahl qui mourut toujours active et presque centenaire, et dont l’œuvre d’après guerre sur les Massaï d’Afrique orientale fait voler en éclat la prétendue xénophobie allemande de sa génération, en ce sens comparable à l’œuvre de Hanna Reitsch, première femme pilote de chasseur à réaction et instructrice d’aviation au Ghana!

Pedro Varela a été l’objet de plusieurs condamnations iniques et a purgé plusieurs années de prison uniquement pour avoir diffusé des idées…

Chacun sait combien ces Morros ou satellites catalans des forces destructrices et des nations et de la plus grande qu’est la Nation européenne, berceau des peuples, eurent, sur commande de ceux qui paient leurs maîtres, plus de célérité à perquisitionner sa librairie, qu’à nettoyer les quartiers de drogue.

Ce qui est moins connu est le travail culturel de cet homme, qui a – permettez moi d’y insister -, la profondeur,  ce sens du temps  particulier à ceux qui ont reçu  ou exercé  le sens  de l’intériorité. Un vieil ami défunt qui habitait Mannheim venu à Barcelone pour revoir des camarades de la division bleue (Azul) qui étaient avec lui  au château de Catherine l’Allemande, la tsarine de Russie, avant-poste des lignes du front européen anticommuniste, avait, en entendant son allemand, décelé cette part germanique, qui fut toujours mieux acceptée et féconde en Espagne qu’en France.

A Pedro Varela s’attache la formation  des esprits, et cette idée que l’on nous permettra d’exprimer à la manière du philosophe Kant, dans ses Réflexions Métaphysique ou journal philosophique, que la morale ne repose pas sur l’idée que l’on se fait de Dieu, mais que la vraie idée du divin repose sur la conscience morale. Par là Kant  entendait réfuter un écrivain maçonnique,  et Platon nomme cette attitude virile le courage, dont le nom grec andreia dit la qualité d’homme (d’où le nom d’André). Que Pedro Varela Geiss ne regrette point la perte de sa librairie, il a semé dans les esprits, et ceux-ci le porteront jusque dans l’éternité, là où Jose Antonio prétendait poursuivre le combat contre le chaos et les forces de l’abîme.

Pedro Varela et David Irving

La conférence au Mexique de Pedro Varela, qui est sur internet, consacrée à l’identité, repose sur des considérations politiques ou historiques, mais aussi morales et esthétiques indissociables. C’est un philosophe. Elle mérite d’être vue, et nous espérons que Pedro Varela atteindra l’âge de Salvador Borrego, l’illustre et rigoureux écrivain centenaire  mexicain attaché à la dénonciation des mêmes maux et démons qui rugissent de haine mais aussi de terreur devant pareils hommes ! A lui et à sa fille vont nos sentiments de reconnaissance.

Leibniz, ce génie universel allemand, aimait à citer cette phrase de sainte Thérèse d’Avila que l’âme est seule avec Dieu, et ce type de solitude transparaît  chez Varela, qui eut ainsi l’autorité nécessaire à son œuvre de charité! Ce même auteur allemand écrivait en français, que « le pire de tout est, que l’Athéisme marche déjà en France tête levée, que les prétendus esprits forts y sont à la mode, et que la piété est tournée en ridicule. Ce venin se répand sur l’esprit français ». Il l’écrivait en 1704 dans un Manifeste  contenant les droits de Charles III roi d’Espagne et les justes motifs de son expédition  paru à La Haye. Et en effet la dynastie des Bourbons introduite en Espagne y favorisera, comme chez nous, l’esprit destructeur ! Le philosophe y opposait la juste fierté de la nation espagnole. L’Histoire lui aura donné raison, jusqu’aux ruines de la guerre civile espagnole. Si l’Espagne et l’Allemagne ont produit un Pedro Varela, c’est pour nous aider à exorciser par une attention culturelle, ce mal qui répandit sa terreur en 1789 et dans cette répétition ou suite de la Révolution française, comme le disait Salvador Dali, qu’aura été le bolchevisme « russe »

Pierre Dortiguier

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Pierre Olivier

Commentaires (1)

  1. Blackreptile dit :

    J’aime beaucoup P.Dortiguier mais quelle complexité d’écriture, aussi difficile à capter que son verbiage.On reconnait la prose de Dortiguier de loin.
    Bon anniversaire à Pedro Varela , le 9 octobre à la suite de Putin le 7 et Peron le 8 entre autres,çà balance pas mal…

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