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5 juillet 1958 : 1er numéro de Jeune Nation

 Le 5 juillet 1958, jour anniversaire de la prise d’Alger en 1830, le journal Jeune Nation fait paraitre son 1er numéro.

Il succédait au Courrier d’informations, bulletin intérieur du Mouvement Jeune Nation tiré au duplicateur paraissant entre 1955 et 1958.

Son directeur est Pierre Sidos, le Chef de Jeune Nation, qu’assiste Dominique Venner, venu tard au mouvement, mais qui s’était fait très vite remarquer par son ardeur et sa détermination, Luis Daney, un juriste qui a été officier en Algérie, Jean Malardier, militant déjà chevronné, Jacques Meyniel, agent de publicité et ancien d’Indochine et d’Algérie, F. Ferrand, un négociant parisien, Albert Malbrun, etc.

Outre les éditoriaux de Pierre Sidos et les articles de son équipe, Jeune Nation publie des chroniques, des études, des interviews de personnalités de la presse et de la politique.

C’est ainsi que paraissent, régulièrement, dans les colonnes du journal, les signatures des nationalistes Jacques Ploncard d’Assac et Hubert Saint-Julien (Hubert Lanbert), des anti-capitalistes Pierre Fontaine et Henry Coston, et celles des personnalités politiques et littéraires de tendance assez diverses : Pierre Hofstetter, Jean-André Faucher, Georges Robert, ancien délégué à la presse de Présence Française-Tunisie, Paul Ottaviani, chef national niçois, Saint Paulien, l’auteur du  « Soleil des morts »  et des  « Maudits », le Général Rime-Bruneau président de Présence Française-Tunisie, le Dr Gaston Thouvenot, militant nationaliste connu en Algérie, Stéphen Hecquet, Jean-Louis Tixier-Vignancourt, qui était le défenseur des militants de Jeune Nation, Pierre-Antoine Cousteau, qui avait promis une chronique régulière dans le journal lorsque la mort l’emporta.

Après la dissolution du Parti Nationaliste et malgré les saisies nombreuses qui le frappe à chaque numéro, ou presque, le journal Jeune Nation poursuit sa publication jusqu’en 1961, date à laquelle Pierre Sidos entre en clandestinité…

L’attraction exercée par Jeune Nation sur la jeunesse française fut si grande, que plusieurs formations ou périodiques, sans être organiquement sortis du mouvement ou du journal, sont en quelque sorte ses héritiers directs.

C’est notamment le cas du journal Le Soleil de Pierre Sidos, de la revue Europe-Action, et du Mouvement Nationaliste, de Dominique Venner, de la Fédération des Etudiants Nationalistes, du mouvement Occident et d’une multitude de groupes et de feuilles provinciales qui ont existé au cours des années 60 et 70.

Le journal Jeune Nation reparaît dans les années 1990 et 2000, sous la direction d’Yvan Benedetti.

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Pierre Olivier

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