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Roland Gaucher 13 avril 1919 – 27 juillet 2007

Roland Goguillot est né 13 avril 1919 à Paris.

Après avoir été en khâgne à Henri-IV. Mobilisé au 27e régiment d’infanterie en 1939, fait prisonnier à Rennes en 1940, il s’évade du convoi qui l’emmenait en Allemagne.

Il devient, de mars 1942 à 1944, responsable des Jeunesses nationales populaires, mouvement de jeunesse du Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat. Il commence sa carrière de journaliste au National-Populaire.

Il est condamné à cinq ans de prison à la fin de la guerre, mais est amnistié et libéré en août 1948.

Il est ensuite journaliste dans de nombreuses publications comme Est Ouest (de 1949 à 1959) ou l’Auto-Journal (de 1960 à 1965), puis au journal Minute (à partir de 1965), en qualité de grand reporter. Journaliste d’investigation, il se spécialise dans la dénonciation des organisations communistes, et travaille en particulier à l’Institut d’histoire sociale de Georges Albertini. En 1974, il publie une importante Histoire secrète du Parti communiste français, jetant les bases d’une contre-offensive politique face à la toute puissance du PCF brejnévien.

Cadre d’Ordre Nouveau, en octobre 1972, il est un des fondateurs du Front national. Il participe à la création du Parti des forces nouvelles (PFN) en 1974, où il collabore à la revue Initiative nationale. Il est membre du comité central constitutif du PFN en 1974, puis du bureau politique en 1976.

En 1979, il revient au Front National.  

En 1984, il fonde avec Michel Collinot National-Hebdo, l’hebdomadaire du Front national, dont il est le rédacteur en chef jusqu’en 1993. En 1991, il rachète Le Crapouillot avec Jean-François Galvaire, journal qu’il dirige jusqu’en 1994.

Il est conseiller régional (Picardie, 1986-1987 puis Franche-Comté 1992- 1998), et député européen FN (16 avril 1986 – 24 juillet 1989). Il est également tête de liste FN dans le XIXe arrondissement de Paris en 1983 et en 1989.

N’ayant pas attendu les neo-fn qui pensent avoir tout inventé en deux-trois mois d’adhésions, il est favorable à ce que le FN se préoccupe sérieusement des questions écologiques, il estime notamment que « Les problèmes de l’écologie sont des problèmes graves qui engagent l’humanité ».

En 1993, il se met en retrait du FN à la fois en raison des révélations sur son passé et de son agacement face à l’autocratie de Jean-Marie Le Pen, qu’il dénonce dans La montée du FN (1997, Piccolec).   Dans la conclusion de son Histoire des nationalistes en France, il évoque le projet de création d’un pôle de droite « national, libéral et moral » comme une nécessité pour permettre à l’extrême droite d’accéder au pouvoir.

Il meurt le 26 juillet 2007.

Ses obsèques ont lieu le mercredi 8 août en l’église Notre-Dame de la Croix à Maisons-Laffitte (Yvelines).

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Jacques Lacroix

Commentaires (2)

  1. Saint-Plaix dit :

    Saluons la mort d’un grand Français…d’un grand patriote…
    Un grand chercheur et analyste politique…
    Un militant impénitent de la lutte anticommuniste.
    Son nom restera associé à son excellente « Histoire secrète du Parti Communiste Français »…
    Un ouvrage de 700 pages, redoutablement documenté, qui devrait être au programme de toutes les classes de Terminales…
    J’y relie à la dernière page ces lignes de conclusion, écrites en 1974: »…le Parti Communiste Français joue le rôle d’un groupe de pression téléguidé de l’étranger. Il a beaucoup moins changé qu’on voudrait nous le faire croire. Et il reste en France l’exemple d’un parti qui, en un demi siècle, a su consolider sa redoutable puissance. »
    L’auteur de ces lignes si justes dans le contexte de l’époque, aura eu la satisfaction de voir le soviétisme s’effondrer sur ses propres bases avec le mur de Berlin – au grand dam de la bien bien-pensance stalino-educ-nat française…
    Epoque de la fameuse formule: »Le mur est à l’est, les communistes sont à l’ouest »…
    Il aura aussi eu la joie de voir à la fin de sa vie, depuis vingt ans, renaître la Russie dans ses traditions a religion et sa culture, notamment grâce à l’impulsion de Poutine.

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