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Face à Macron une opposition pleutre et atomisée

CELA N’A PAS TRAÎNÉ. Pour avoir repris sur sa page Facebook les propos de Jean-Marie Le Pen sur « les chambres à gaz, détail de l’histoire », une élue du Rassemblement national de la commune d’Agen a été immédiatement exclue du mouvement. Sans même être entendue, sans bénéficier des droits de la défense. Or, le message posté n’était pas accessible au grand public et n’était visible que par les amis de Catherine Lesné, conseillère municipale RN d’Agen. Choquée par la mise en examen à 90 ans pour diffamation publique du fondateur du Front national pour avoir dit en 2009, il y a presque une décennie, que « 90% des fait divers ont à leur origine soit un immigré, soit une personne d’origine immigrée », l’élue du RN (ex-FN) avait écrit très exactement ceci : « Cela commence à être lassant de toujours tirer sur les mêmes ! Oui malheureusement les immigrés couvrent 90 % des faits divers… tout comme “les chambres à gaz ont été un détail de l’histoire” car effectivement la guerre n’a pas été que ça ! Il faut comprendre le sens des mots, pas seulement les entendre… » 

L’exclusion du mouvement est immédiate et sans appel : « En accord avec les instances nationales, Catherine Lesné est exclue de fait du Rassemblement national pour ses propos sur les chambres à gaz. Ce type de discours n’a pas sa place dans notre mouvement » tweete Etienne Bousquet-Cassagne, l’ancien secrétaire départemental du Lot-et-Garonne. Le secrétaire départemental adjoint en rajoute une louche : « Cela clarifie les choses. Tous ceux qui pensent comme elle n’ont rien à faire au Rassemblement national. S’il reste des militants qui pensent comme elle dans notre mouvement, qu’ils s’en aillent d’eux-mêmes. De toute façon, ils seront exclus si l’on découvre de telles idées. » Jean-Lin Lacapelle, délégué national RN aux Ressources humaines et intime parmi les intimes de la présidente du RN, s’étrangle : « C’est inadmissible. Nous avons une ligne qui a été déterminée par Marine Le Pen et ceux qui s’en écartent n’ont plus leur place au parti. » 

Quand il s’agit de prendre quelque liberté avec le Politiquement et l’Historiquement Correct, la direction du Rassemblement national ne badine pas. Elle exécute sur-le-champ et sans état d’âme les mal-pensants. Pourtant la déclaration de la conseillère municipale d’Agen n’est même pas révisionniste à strictement parler puisqu’elle ne conteste pas l’existence de chambres à gaz pendant la Seconde Guerre mondiale mais en relativise l’importance, à la manière du fondateur du Front national. Cela suffit pourtant à valoir une exclusion immédiate. Marine Le Pen n’est pourtant pas toujours aussi rapide pour décider de la suspension ou de l’exclusion d’un élu du parti accusé de délits. Ainsi, il y a un an, elle avait refusé de prendre la moindre sanction contre un conseiller régional FN d’Ile-de-France, Pierre-Charles Cherrier, accusé par une autre élue FN, Aurélie Cournet, de l’avoir violentée : « Pierre-Charles a voulu me parler, et comme j’ai refusé il m’a forcée à le suivre en m’arrachant des mains mon téléphone portable. Il m’a piégée en m’entraînant jusqu’à l’intérieur de la salle de réunion du conseil régional où il m’a arraché ma robe puis m’a giflée et m’a ensuite poussée violemment contre le mur où je me suis écroulée par terre » écrivait-elle dans un courriel adressé à Marine Le Pen, avant de porter plainte au commissariat du 7e arrondissement. Cette même élue avait déjà déposé une main courante contre le même conseiller régional pour harcèlement et menaces. La présidente du FN n’avait pris aucune sanction contre Pierre-Charles Cherrier  qui se trouve être son… gynécologue ! De la même manière, Marine Le Pen n’a jamais pris la moindre mesure contre son intime Bruno Bilde pourtant accusé conjointement de harcèlement sexuel par plusieurs anciens salariés masculins du Carré à Nanterre. Pour faire carrière au RN, il est moins grave d’être suspecté de violences ou de harcèlement que de prendre quelque liberté avec les mots d’ordre et les tabous du CRIF.

 

C’EST BIEN BEAU de prétendre lutter contre le mondialisme et l’immigrationnisme mais si l’on ne combat pas le sionisme international et si l’on fait sien le culte holocaustique qui détruit les défenses immunitaires des peuples et nations d’Europe et favorise toutes les invasions externes et les dissolutions internes, cela est vain. Invité le 30 septembre de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, Marine Le Pen a ainsi cru bon d’en rajouter sur la lutte contre l’antisémitisme car,selon elle, ce phénomène prendrait des dimensions considérables dans notre pays et il conviendrait de toute urgence de combattre avec vigueur et détermintion ce fléau, ce que ne feraient pas avec assez de pugnacité les pouvoirs publics. 

Quel drame, quelle tragédie d’avoir des chefs et mouvements populistes politiquement aussi couards, aussi lamentables, aussi soumis devant le Lobby ! Comment peuvent-ils prétendre délivrer la France des maux qui l’accablent, la protéger des menaces qui pèsent sur elle, remettre de l’ordre et du bon sens, s’ils cautionnent eux-mêmes activement le langage, le mode de pensée et les mensonges de l’adversaire, s’ils acceptent de circonscrire leur action et leurs propos à ce qui est non seulement autorisé mais bienséant. Or dans notre monde judéocentré et judéoservile, tous les politiciens répètent en boucle leur volonté d’éradiquer l’antisémitisme, sans jamais d’ailleurs définir clairement le sens du mot. Tous se croient obligés de vanter la communauté juive. C’est l’ancien président Nicolas Sarkozy qui, peut-être dans l’espoir d’échapper à de lourdes condamnations judiciaires dans les dossiers où il est impliqué, chante « les racines juives » de la France, ce qui est aussi grotesque que les propos de Jacques Chirac, alors président de la République, qui célébrait les prétendues « racines musulmanes » de l’Europe , c’est Macron qui, lors de son voyage officiel aux Etats-Unis, affirmait qu’il serait sans pitié et sans faiblesse dans sa lutte contre l’antisémitisme. Et c’est la présidente du Rassemblement national, ex-Front national, qui, après avoir exclu le président-fondateur du mouvement pour ses propos sur le maréchal Pétain et sur les chambres à gaz, poursuit son entreprise d’allégeance au Système et tout particulièrement à l’entité sioniste. Sans le confirmer officiellement, Marine Le Pen a clairement laissé entendre chez Bourdin que la tête de liste du RN pour les européennes de mai 2019 serait accordée à son concubin officiel, le sépharade Louis Aliot, dont la proximité avec la Ligue de défense juive et l’Etat hébreu est connue. Comme nous l’annoncions et le dénonçons depuis une dizaine d’années au moins, Marine Le Pen s’inscrit chaque jour davantage dans une ligne national-sioniste.

 

SUR CE TERRAIN, elle ne risque pas d’être combattue par tous ses concurrents populistes, particulièrement nombreux lors de ce scrutin des européennes, car aucun d’entre eux n’osent s’affranchir si peu que ce soit de ce que feu Annie Kriegel appelait « l’insupportable police juivce de la pensée ». C’est ainsi que Nicolas Dupont-Aignan a souvent déclaré ces derniers temps qu’il n’aurait jamais fait d’alliance avec Jean-Marie Le Pen, précisément à cause de ses déclarations iconoclastes. Mais à force de se recentrer et d’avoir peur de son ombre, on est moins attractif et l’on peut plus facilement se faire concurrencer. C’est le danger réel qui menace aujourd’hui un Rassemblement national de surcroît criblé de dettes et empêtré dans ses affaires judiciaires. Dupont-Aignan l’a bien compris qui fait cavalier seul, tout en déclarant sans rire qu’il dirigera une liste d’union (tous les diviseurs prétendent toujours qu’ils sont dans une démarche d’union et de rassemblement !) et qui espère rééditer le coup de Pasqua et Villiers en 1999 qui étaient arrivés en tête des droites, devant la liste RPR-UDF du tandem Sarkozy-Madelin, devant la liste du Front national de Jean-Marie Le Pen et celle du Mouvement national de Bruno Mégret. Dupont-Aignan ne sera toutefois pas le seul concurrent de la liste du Rassemblement national, même si ce sera certainement le plus redoutable, puisque l’ancien numéro deux du FN Florian Philippot veut aussi monter sa liste (s’il trouve toutefois les fonds nécessaires pour la financer), ainsi que le chef de l’Union populaire républicaine François Asselineau. Sans même parler des Républicains de Laurent Wauquiez qui seront présents dans la compétition mais dont on ne connaît encore ni le nom ni le profil du chef de file. En tout cas, Macron n’a guère de souci à se faire : avec des oppositions aussi morcelées, aussi atomisées, aussi pleutres, ne pensant qu’à leur petite boutique et à leur ego, il y a a priori peu de risque que ces européennes sonnent le glas de son quinquennat.

Jérôme BOURBON.

Editorial du numéro 3346 de RIVAROL daté du 3 octombre 2018

Disponible sur la Boutique Rivarol

Pierre Olivier

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