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RIVAROL interdit sur Radio-Courtoisie, merci Dominique Paoli !

Comme on pouvait le prévoir et comme nous en avions exprimé la crainte (RIV. des 6 et 13 juillet 2017), la nouvelle direction de Radio-Courtoisie a décidé un profond changement d’orientation de la radio. Les éléments les plus politiquement incorrects, les plus radicaux, les plus résolus, les moins israélophiles, n’auront manifestement plus droit de cité sur ce qui s’appelle pourtant « la radio de toutes les droites ». Le libre journal de la résistance française dirigé par Martin Peltier qui devait avoir lieu le mercredi 19 juillet et devait recevoir comme toutes les quatre semaines le directeur de RIVAROL pour le traditionnel clan de la presse où est passée en revue l’actualité nationale et internationale n’a pu avoir lieu comme pourtant annoncé à l’antenne le mois dernier car Dominique Paoli, alias Danièle Colle, nouveau président de Radio Courtoisie, n’a pas apprécié la façon dont RIVAROL a rendu compte dans ses colonnes du changement de direction et des remous occasionnés par l’éjection d’Henry de Lesquen de la présidence de Radio Courtoisie. 

Outre que nous sommes libres de nos analyses et de nos appréciations, et nullement adeptes de la censure ni de l’autocensure, si la nouvelle direction jugeait que des éléments rapportés dans notre hebdomadaire étaient inexacts ou que des considérations lui paraissaient erronées, il lui suffisait de nous demander la publication d’un droit de réponse ou même d’un entretien, ce que nous aurions évidemment accepté.

“LA RADIO DE TOUTES LES DROITES” ? UN FIEFFÉ MENSONGE !

Mais il s’agit évidemment d’un prétexte. La vérité, c’est que Dominique Paoli est politiquement une orléaniste très modérée, une mondaine habitant le très chic huitième arrondissement de Paris, qui a travaillé vingt ans au magazine spécialisé dans l’actualité du gotha, des familles royales et des people, Point de vue, qui n’est pas à proprement parler une revue de droite nationale, et qu’elle exècre RIVAROL, sa ligne éditoriale, son directeur et ses principaux rédacteurs. Thibaut de Chassey avait invité à deux ou trois reprises le directeur de RIVAROL dans son émission mensuelle du jeudi soir. Dominique Paoli lui avait déjà demandé de ne plus tant l’inviter (toujours sa façon de ne pas dire les choses clairement) et avait multiplié les coupures éditoriales, effrayée qu’elle est par la liberté de ton, les propos acérés, la verve, la faconde et la franchise du directeur de RIVAROL. Et elle avait demandé à Henry de Lesquen à plusieurs reprises que Jérôme Bourbon fût carrément banni de Radio Courtoisie, ce que le président du Carrefour de l’Horloge avait toujours refusé, considérant que toutes les droites devaient pouvoir s’exprimer. 

Disons-le, avec Danièle Colle, la Tatie Danielle de Radio Courtoisie, il ne sera plus possible de faire écho aux travaux et aux persécutions des historiens révisionnistes, de critiquer très fortement Bergoglio, de manquer de respect envers la religion de la Shoah ou de prendre fortement ses distances avec le lobby juif. Paoli est la petie-nièce de Maurras mais cette mondaine sans conviction, sans courage intellectuel et sans colonne vertébrale a oublié ce que le maître de Martigues disait des quatre Etats confédérés et de la question juive. Il ne suffit pas de se dire royaliste pour être quelqu’un d’estimable. Ce qui compte, c’est la fermeté de caractère et de convictions, la droiture dans la doctrine et dans le comportement. Or Dominique Paoli est totalement dépourvue de ces qualités. Comme l’écrit Henry de Lesquen sur son compte Facebook « En fait, elle (Paoli) n’a jamais digéré de ne pas avoir été choisie en 2006 par Jean Ferré pour lui succéder à la tête de Radio Courtoisie, alors qu’elle en était très proche. Il savait qu’elle n’était pas à la hauteur. Elle a ruminé sournoisement sa rancœur pendant dix ans. C’est un personnage de comédie, bas et méprisable. Hélas, c’est Radio Courtoisie qui risque de faire les frais de ces minables intrigues ! »

UNE DÉTESTABLE DUPLICITÉ

Il faut quand même savoir que jusqu’à l’assemblée générale du 1er juillet Dominique Paoli mangeait dans la main d’Henry de Lesquen qu’elle appelait plusieurs fois par jour, et à qui elle jurait fidélité. Lorsqu’elle participait à ses émissions du lundi soir, il fallait voir avec quelle obséquiosité elle lui parlait, de quelle flagornerie elle était capable. On pourrait donner sans mal le premier prix de la duplicité, de la perversité, de la fausseté et de la déloyauté à cette mondaine enflée d’elle-même mais qui ne projette de sa voix chevrotante que son propre vide. Ses émissions du 10 et du 17 juillet ont encore montré qu’elle manquait dramatiquement de talent, de souffle, de compétence, de flamme et d’envergure. Comme quoi l’on peut être une intrigante qui réussit à force de duplicité et une dirigeante nullissime.

Il est en tout cas désolant que dans le domaine de l’entreprise, des affaires comme dans la politique, le journalisme ou même hélas les milieux ecclésiastiques ce soient très souvent les médiocres, les envieux, les fourbes, les personnalités sournoises et obliques qui l’emportent plutôt que des hommes au caractère trempé et aux convictions ancrées. Nous vivons vraiment une époque effrayante marquée par l’abaissement des caractères et l’attiédissement des convictions.

Jusque-là la devise de Radio Courtoisie, c’était : « nous n’avons pas d’ennemis à droite ». Maintenant c’est : « nous n’avons pas dans nos rangs d’ennemis de la LICRA, du CRIF et donc du CSA ». Par une crainte irraisonnée et excessive de mettre en danger une radio qui émet depuis trente ans, on aseptise complètement le message au point de le dénaturer, de trahir le cahier des charges, l’âme et l’ADN de Radio Courtoisie qui consistait précisément à permettre à toutes les droites, des plus modérées aux plus radicales, de s’exprimer à l’antenne. 

Vu l’évolution actuelle de Radio Courtoisie et la lamentable pusillanimité de l’orléaniste fourbe à la voix chevrotante qui sévit désormais à sa tête, il est clair que Serge de Beketch, s’il était encore de ce monde, ne pourrait plus faire ses émissions. Il suffit d’en réécouter certaines pour se rendre compte que Paoli, la Judas en jupon de Radio Courtoisie, lui couperait immédiatement le sifflet. Beketch et Ratier décédés, Lesquen et Bourbon éliminés, Radio Courtoisie risque de devenir une tisane imbuvable, une radio inodore et incolore pour vieillards parkinsoniens et mondaines poudrées et ménopausées des VIIIe et XVIe arrondissements.

DES COUPURES ÉDITORIALES PARFAITEMENT INJUSTIFIÉES

A preuve les nombreuses coupures éditoriales demandées et obtenues par Dominique Paoli dans diverses émissions récentes de Radio Courtoisie. Pour en donner un exemple, nous reproduisons les coupures demandées par l’ancienne journaliste de Point de vue du Libre journal de la résistance française de Martin Peltier du mercredi 24 mai 2016. On s’apercevra à leur lecture qu’aucune de ces coupes n’était justifiée car les propos supprimées ne violaient pas la loi et ne mettaient nullement en danger la radio.

Ces coupures éditoriales exécutées par le technicien à la demande explicite de Dominique Paoli, grande prêtresse de la censure et du politiquement correct, concernent des propos pourtant bien anodins du patron d’émission Martin Peltier (alias notre ami Hannibal dans RIVAROL) et de ses deux invités, Camille Galic et Jérôme Bourbon. Les voici :

« 20h25 : : Martin Peltier : « Jérôme Bourbon est sédévacantiste…»

— 20h36 : Martin Peltier : « Terroriste Blond aux yeux… C’était Bruno Lemaire… »

— 20h37 : Jérôme Bourbon : « Affaire financière douteuse, l’affaire Maximilien Krah, je ne sais pas, il n’a pas été prouvé que c’était illégal. Ce qui a été mis en question était le fait que M. Krah soit proche de milieux sionistes, ait participé à des manifestations avec Tsahal, l’armée israélienne, et qu’il ait eu un comportement douteux, notamment dans l’affaire Williamson… Je ne veux pas en dire plus car ce ne sont pas des informations de première main… »

— 20h41 : Camille Galic : « L’immigration… »

— 20h43 : Camille Galic : « Ce ne sont pas nos nègres, si je puis dire… »

— 20h45 : Camille Galic : « Les associations de défense des migrants sont très offensives… violentes… Quand ils nous harcèlent… »

— 20h46 : Martin Peltier : « [ces migrants] qui n’ont rien à faire là… »

On le voit, ces coupures étaient parfaitement injustifiées et témoignent de l’insupportable couardise de Danièle Colle. Décidément, entre Tatie Danielle de Radio Courtoisie et Tata Milliau de TV Libertés, les media audiovisuels du camp national sont dans de bonnes mains ! 

LE CSA, GENDARME DU POLITIQUEMENT CORRECT

Un mot encore sur la CSA car la cabale contre Henry de Lesquen a pris prétexte des sanctions annoncées par le Conseil supérieur de l’audiovisuel qui apparaît chaque jour davantage comme un gardien sourcilleux du politiquement correct. En témoigne la mise en demeure infligée à RTL pour « éloge de la discrimination » sans aucune « contradiction ni mise en perspective » et qui a été confirmée le 13 juillet par le CSA. Au cours de la matinale animée par Yves Calvi le 2 février 2017, Eric Zemmour, chroniqueur régulier pour RTL, avait alors tenu des propos concernant la nomination d’un juge républicain à la Cour suprême des États-Unis. « Les juges se sont substitués au législateur alors qu’ils ne sont pas élus, avait affirmé Zemmour ce jour-là. Ils ont imposé leur idéologie progressiste au peuple américain. Ce putsch judiciaire a un nom qui s’appelle : “non-discrimination”. La non-discrimination est présentée abusivement comme un synonyme de l’égalité alors qu’elle est devenue au fil du temps une machine à désintégrer la nation, la famille, la société au nom des droits d’un individu roi ». 

Il n’y a rien de scandaleux dans ces propos de Zemmour qui sont même frappés au coin du bon sens. Cela n’a toutefois pas empêché le CSA de dénoncer un « manquement aux obligations » stipulées dans la convention signée avec RTL. Cet avertissement fait suite à une première mise en garde du CSA délivrée en décembre 2016, qui concernait déjà Eric Zemmour. Invité pour faire la promotion de son livre Un quinquennat pour rien — qui compile ses chroniques à RTL —, le polémiste avait tenu des propos jugés par le CSA « islamophobes et racistes » sur plusieurs plateaux. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel avait jugé la maîtrise de l’antenne « insuffisamment assurée au regard de la gravité des propos tenus » avant de mettre en garde France 5 et RTL. La mise en demeure infligée jeudi 13 juillet se situe un cran au dessus de la mise en garde dans la hiérarchie des décisions du CSA. En cas de récidive, le gendarme du politiquement correct pourra décider d’éventuelles sanctions. La station de radio a d’ores et déjà indiqué, par l’intermédiaire de son porte-parole, qu’elle allait déposer un recours, mais qu’elle ne partageait pas l’analyse présentée par Zemmour.

Le CSA, on le voit, exerce une insupportable censure. Il n’en est d’ailleurs pas à ses premières infamies puisqu’il a fait censurer une vidéo de la Fondation Jérôme Lejeune au motif qu’elle pouvait indirectement culpabiliser les femmes qui avortent. Revenons brièvement sur cette affaire qui en dit long sur le totalitarisme idéologique que nous subissons : en 2014, à l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21, TF1, M6, Canal+ et D8 avaient diffusé gracieusement une vidéo intitulée Dear Future Mom (Chère future maman). Cette vidéo était un projet international, initié et élaboré pour la partie française par la Fondation Jérôme Lejeune. Il met en scène trois jeunes Français et plusieurs jeunes Européens porteurs de trisomie 21 qui rassurent une future maman en lui disant que, malgré leur handicap, ils peuvent vivre, travailler et aimer comme tout le monde. Ce clip a connu un succès foudroyant : il a été vu par plus de 7 millions de personnes. Sur la base de deux uniques courriers, le CSA a décidé de censurer la diffusion de ce clip sur les chaînes de télévision françaises. Cette prise de position du CSA est évidemment de nature à contribuer à décourager l’accueil d’enfants trisomiques. Par là, le CSA a censuré le droit des personnes trisomiques d’exprimer publiquement leur aptitude au bonheur. 

Jean-Marie le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, a consacré un chapitre entier à cette censure du CSA dans son dernier livre Les premières victimes du transhumanisme (éd. Pierre-Guillaume de Roux). En voici un extrait : « Le CSA n’est absolument pas ambigu quand il souligne, à deux reprises, que le bonheur des personnes trisomiques ne peut pas être montré au public. C’est très clair et même vertigineux de clarté : le bonheur des trisomiques ne peut pas être montré pour la seule et unique raison qu’il culpabilise les femmes qui ont fait “un choix de vie différent”, c’est-à-dire celui de donner la mort à leur enfant trisomique. Voilà l’argument central du CSA. Ce faisant, le conseil supérieur de l’audiovisuel fait expressément le choix de privilégier le droit des femmes à avorter par rapport à celui des trisomiques de vivre et de dire qu’ils vivent heureux. » Naturellement le Conseil d’Etat a donné raison au CSA car l’avortement, comme la shoah et l’homosexualisme, est une religion dans leur République.

UN NOUVEL ÉPISODE DE LA GRANDE PEUR DES BIEN-PENSANTS

Par conséquent, il faut dénoncer l’attitude scandaleuse du CSA et ne pas céder sans cesse au politiquement correct. Mais hélas c’est toujours la même chose : les bien-pensants ont une peur bleue de la persécution (même quand cette persécution consiste tout au plus en une mise en garde ou en une amende) et préfèrent reculer avant même que la bataille n’ait commencé. Leur cœur est acquis d’avance à leurs adversaires et les seules personnes avec lesquelles ils manifestent de la cruauté, de l’intolérance, de l’inflexibilité, ce sont celles qui ne plient pas devant la police de la pensée. C’est le propre des mondains et des libéraux (philosophiquement s’entend) de diaboliser, d’exécrer leur droite pour donner des gages, rassurer la gauche, acheter ainsi la paix et la tranquillité avec l’ennemi, du moins le croient-ils. Dominique Paoli ne s’en cache pas : il s’agit d’apaiser, d’adoucir les ondes pour ne pas irriter le CSA et, derrière lui, le CRIF, la LICRA et tutti quanti. 

C’est toujours la même méthode : naguère, au nom du terrorisme intellectuel de la gauche, la droite parlementaire refusait toute alliance, tout dialogue, tout rapprochement avec le Front national de Jean-Marie Le Pen. Hier, les choses et les caractères ne s’arrangeant pas avec le temps, la nouvelle direction du Front national, pour complaire au CRIF et aux media serviles, a éliminé le père fondateur, les cadres de valeur et le programme historique du Front (abrogation de la loi Gayssot, suppression de la législation actuelle sur l’avortement, inversion des flux migratoires, etc.) Et aujourd’hui la nouvelle direction de Radio Courtoisie diabolise et élimine sa droite. En douceur, sournoisement, sans avoir l’air d’y toucher, sans l’avouer et l’assumer pleinement. En parlant d’apaisement et d’équilibre. Alors qu’il s’agit en réalité d’une infâme trahison, signe d’une méprisable lâcheté qui discrédite ses auteurs. Il nous faudrait vraiment un Bernanos pour écrire à nouveau avec une réjouissante alacrité La Grande peur des bien-pensants et un Rebatet pour rédiger une version actualisée (et encore plus tonique et sarcastique !) des Décombres.

Billet hebdomadaire Rivarol n°3292 du 20/7/2017

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Pierre Olivier

Commentaires (2)

  1. Jean d'Artois dit :

    Ou Quand la dictature se met en marche pour satelliser tous les courants identitaires ! …

  2. PauLo dit :

    Le mal que vous déplorez vient de plus loin!
    En tuant les hommes sains, paysans et aristocrates attachés à leur terre et à leurs valeurs, la guerre de 1914 a assuré la domination des ouvriers, et des bourgeois qui en sont issus, qui n’ont d’autre repère que l’argent et usent sans vergogne de la triche pour arriver à leurs fins. Ajoutez à ça le triomphe des fonctionnaires feignants installé par De Gaulle et sa 5ème ripoublique et des banquiers et financiaristes assuré par le trotskyste Pompidou, vous avez « le peuple français » actuel avachi, asservi, pleinement soumis à la finance et ses tenanciers.
    Seule la banqueroute des institutions pourrait ouvrir une perspective de délivrance et peut-être de renaissance pour la France!
    Mais quand?
    Tous les comptes sont faux… tant ceux des entreprises privées que tous les comptes publics mais rien ne se produit … jusqu’au moment(surprise) de la capilotade!
    À suivre.

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