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Le nationalisme n’est pas une « lèpre » mais la doctrine de la nation

Commémorant le centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918, E. Macron n’a cessé de pourfendre le nationalisme. Quelques citations sont édifiantes. Dans un entretien à Ouest-France, il a parlé du nationalisme comme d’une « lèpre ». Dans son message officiel du 11 novembre 2018 il écrit que « Nous savons avec quelle force, les nationalismes, les totalitarismes peuvent emporter les démocraties et mettre en péril l’idée même de civilisation ». Et il a ajouté, dans le discours prononcé devant un aéropage de chefs d’État ce même 11 novembre que « le patriotisme est l’exact contraire du nationalisme : le nationalisme en est la trahison. En disant « nos intérêts d’abord et qu’importent les autres ! », on gomme ce qu’une Nation a de plus précieux, ce qui la fait vivre, ce qui la porte à être grande, ce qui est le plus important : ses valeurs morales ».

Cela appelle une réponse. Le  nationalisme, diffère par sa nature de celle du patriotisme. Ce dernier n’est qu’une attitude de piété filiale envers son pays avec la volonté de le préserver, mais sans la charpente intellectuelle et doctrinale qui lui donne une consistance opérative. Le nationalisme donne cette structure. Il est une doctrine fondée sur l’observation de l’histoire qui vertèbre le sentiment patriotique, le rend pleinement conscient à lui-même. Le nationalisme pense la patrie. Loin d’exhaler la haine, le nationalisme est une expression d’amour : celui de son pays, de sa patrie. En ce sens, un nationaliste comprend que le même sentiment soit légitimement éprouvé par les membres des autres peuples car le nationalisme, c’est l’acceptation d’un déterminisme : le fait d’être né au sein de telle nation, avec tels parents, à telle époque. Politiquement, c’est penser avec réalisme les problèmes en fonction de l’intérêt de cette patrie, de cette nation et raisonner en termes de rapports de forces. Toutefois, le seul nationalisme qui a exhalé la haine, c’est le nationalisme républicain, apatride, déraciné, à vocation universaliste.

Or, lorsque Macron parle de patriotisme, s’agit-il de la patrie française ou de la patrie républicaine ? Si nous considérons la France, le patriotisme se réfère à une communauté charnelle et spirituelle plus que millénaire dont nous assumons toute l’histoire. Si nous faisons référence à la « République », la France n’est plus qu’un territoire servant de support à un projet politique, élaboré par pure construction intellectuelle, apatride, planétaire, sans signification identitaire, culturelle particulière à  préserver. C’est évidemment de cette dernière dont il parle.

Maintenant, traitons des « valeurs morales », bien le plus précieux d’une patrie selon le sieur Macron. Il se réfère à Clémenceau qui déclarait le 11 novembre 1918 que la France était la « combattante du droit, de la Liberté, que la France serait toujours et à jamais le soldat de l’idéal ». Mais de quel droit s’agit-il ? Celui des droits de l’homme sans transcendance ? De quelle liberté ? Certes pas des libertés concrètes, mais ce concept indéterminé qui n’existe que dans un cadre légal, aussi fluctuant que cette chose indéfinissable qu’est la volonté générale, variant au gré des errements de la raison autonome, livrée à elle-même et à ses lubies ? Et l’idéal ? Quel idéal, sinon le contenu que chacun voudra bien lui donner, en bien comme en mal, selon la mode du moment, sans se soucier des lois de l’ordre universel qui gouvernent l’ordre du monde ? Quant à définir ce que Macron appelle la « civilisation », assimilée à la « démocratie », mieux vaut parler de « barbarie » car c’est la légalisation de la culture de mort avec l’avortement, l’inversion des principes naturels de vie en société, la haine de soi des peuples Blancs.

Nous en vivons chaque jour plus durement les conséquences. Car ce patriotisme déraciné a pour graal un objet mythique, religieusement posé comme parfait, insurpassable : la démocratie. Or, avec sa liturgie électorale  dans laquelle les électeurs ne sont que des figurants, c’est le cache-sexe du pouvoir d’une oligarchie, la superclasse mondiale ennemie des nations. Cela cache en fait un régime d’anti christianisme dont l’inspiration magistérielle est celle du judaïsme politique et de la maçonnerie. En faut-il une preuve ? Il a suffi que le sieur Macron évoque (vraisemblablement pour complaire à une armée avec laquelle il est en délicatesse) le rôle indéniable du Maréchal Pétain dans la victoire de 1918 pour que se déchainent les ligues de vertu de l’antiracisme et de l’antisémitisme.

Cette démocratie, fondée sur le caractère universel et apatride de leur république, en est arrivée tout naturellement, dans son développement conceptuel, à promouvoir une politique délibérément d’anti-France. Après l’anticatholicisme d’un Jules Ferry, d’un Emile Combes, voici la politique de discrimination positive en faveur des populations allogènes, la bienveillance dont bénéficie l’invasion migratoire transformée aujourd’hui en génocide ethnique des peuples Blancs. Et, En un siècle, la France et l’Europe sont devenues l’ombre d’elles -mêmes. 

Comme les naturels Français (ainsi que leurs voisins) commencent à ne plus supporter cette politique, le régime démocratique se transforme en un régime dictatorial de fait. Des lois mémorielles criminalisent des propos qui déplaisent aux maîtres du moment. Robert Faurisson, qui vient de mourir, en a subi les foudres avec un courage et une hauteur d’esprit exemplaires. Le flicage de la pensée devient endémique sur l’internet et une loi sur les « fake news » (fausses informations) est dans les tuyaux de la mandature Macron pour tenter d’éliminer les propos qui dérangent. Il est prévu de soumettre à expertise psychiatrique ceux qui sont jugés « mal penser » : Marine Le Pen, comme Thomas Joly (Secrétaire du Parti de la France) en font les frais. Le racisme est en passe d’être considéré comme une maladie que l’on peut traiter avec un vaccin à base d’oxytocine (1). Et un vote du Parlement européen du 25 octobre 2018 préconise rien de moins que de rééduquer les gens ! (2)

En outre, il faut gommer la mémoire des peuples. Ainsi, les commémorations de la Grande Guerre ont moins servi à rappeler le sacrifice de tout un peuple venu des profondeurs de nos provinces pour défendre le sol national qu’à en faire des victimes de la guerre. Si la réconciliation des peuples d’Europe unis dans une même civilisation est chose nécessaire, sinon vitale, il ne faut pas occulter l’héroïsme de nos aïeux et l’exemple qu’ils nous donnent pour défendre notre terre, notre âme nationale. Cela, évidemment, ne va pas dans le sens de l’oligarchie dirigeante qui veut dissoudre les nations européennes et réduire le patriotisme au soutien d’une équipe de football qualifiée de française.

Il apparaît que ces commémorations ont contribué à désarmer moralement un peu plus les Français, alors qu’en un siècle, la France, comme l’Europe, sont devenues l’ombre d’elles-mêmes. Les nationalistes doivent dénoncer cette falsification de l’histoire et des concepts politiques qui nous est assénée en ce centenaire de la Grande Guerre. 

MILITANT

Editorial de MILITANT n°709 de Novembre 2018

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Pierre Olivier

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