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Liberté d’expression ? Rappel de l’affaire Wolfgang Fröhlich

Des hommes sont en prison pour avoir défendu des idées. En ces temps d’hypocrisie généralisée, il est important de soutenir ces (véritables) héros de la lutte pour la liberté d’expression en Europe. Pensons aujourd’hui à Wolfgang Fröhlich.

L’ingénieur révisionniste Wolfgang Fröhlich est en prison depuis 2007 pour avoir simplement défendu son pays et soutenu des idées révisionnistes. Malgré ses innombrables demandes et appels à tous les corps constitués, institutions, associations, il demeure emprisonné, le pouvoir n’accordant la « liberté d’expression », et la « liberté » tout court, qu’à ceux qui acceptent ses dogmes et ses mensonges.

L’agence de presse révisionniste Bocage a diffusé un texte évoquant la terrible répression antirévisionniste en Autriche, la pire de toutes. Il est possible d’écrire à Wolfgang Fröhlich à l’adresse suivante : JVA Stein, H. Nr. 46484 Steiner Landstr. 4 A-3504 Krems/Stein (Autriche).

Wolfgang-Fröhlich-3-dissident-autrichien-revisionnisteAujourd’hui dans de nombreux pays européens le Code pénal édicte des sanctions plus ou moins lourdes contre quiconque conteste publiquement l’Holocauste des juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale. Rappelons qu’en France la loi Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990 inflige à ce sujet des peines allant jusqu’à 45 000 euros d’amendes et un an de prison ferme. Dans la pratique les tribunaux des pays où existe une telle législation complètent généralement les peines prévues par la loi par des sanctions pécuniaires annexes aussi nombreuses que variées : indemnités à verser à des plaignants et associations spécialement habilitées pour les recevoir, insertions forcées dans la presse, frais judiciaires souvent élevés, etc.

Si l’on ajoute à cela qu’un révisionniste, dont l’impiété shoatique est devenue notoire, s’expose à des exclusions et dangers de toute sorte de nature professionnelle, administrative, sociétale ou même familiale, on comprend pourquoi historiens professionnels et professeurs d’histoire confirment quasi unanimement l’exactitude de la version officielle de l’Holocauste des juifs et soient si discrets sur les doutes que d’aucuns pourraient ressentir quant à la vérité d’un dogme aussi bien gardé que celui de l’Holocauste, et donc aussi dangereux pour eux. D’où cette absence assez stupéfiante depuis 1945 d’études historiques classiques avec débats contradictoires, autres que celles effectuées dans des conditions inacceptables et souvent grotesques par les autorités communistes de l’immédiat après-guerre. Depuis 70 ans il n’y a eu ni expertises, autres que révisionnistes, effectuées in situ, ni recherches, ni enquêtes sous égide d’organisations neutres et internationales, alors que l’Holocauste est présenté encore aujourd’hui, et de façon toujours plus insistante, comme le plus grand crime connu de l’histoire humaine. Ceci ne nous incite-t-il pas à penser que ce crime pourrait être aussi la plus grande tromperie de l’histoire ?

Mais revenons à notre sujet qui est de montrer, à partir de l’exemple de l’ingénieur autrichien Wolfgang Fröhlich incarcéré pour ses idées depuis plus de dix ans, ce qu’est la répression antirévisionniste en Autriche, sans aucun doute la plus violente des pays germaniques qui sont déjà eux-mêmes en la matière ceux où la répression est déjà sur le plan international l’une des plus violentes, sinon la plus violente.

En Autriche la loi réprimant le révisionnisme est incluse dans ce qu’on nomme le Verbotsgesetz 1947 qu’on peut traduire par « loi répressive de 1947 ». Il ne s’agit d’ailleurs pas seulement d’une loi de type classique votée par un parlement, mais d’un texte qui est partie intégrante de la constitution autrichienne. Cette loi ne se préoccupe pas seulement de la lutte contre le révisionnisme, mais est consacrée d’une façon plus générale à la répression de tout ce qui, de près ou de loin, pourrait se révéler comme favorable à l’idéologie nationale-socialiste.

Dans sa première version du 8 mai 1945 – oui, du 8 mai 1945 ! – le texte adopté par le fantoche gouvernement autrichien provisoire de Karl Renner, uniquement reconnu par les Soviets, un des articles, l’article 3 vg, prévoyait la peine de mort et la confiscation de tous les biens pour quiconque appartiendrait encore à ce parti (le NSDAP) ou exercerait à son profit une quelconque activité. Dans la version 1947 de la loi qu’on appelle toujours aujourd’hui le Verbotsgesetz 1947, la peine de mort faisait toujours partie des possibles « sanctions » ! Diverses modifications, le plus souvent mineures, ont été ensuite prises, la dernière datant de 1992 qui est précisément celle concernant le révisionnisme. Depuis cette date la loi est demeurée inchangée et est donc celle actuellement applicable. Comment se présente-t-elle et que dit-elle ?

Ce qu’elle entend combattre est la NS Wiederbetätigung, un mot que malgré sa concision tout Autrichien comprend et qu’on peut traduire de façon un peu moins lapidaire pour qu’il devienne compréhensible par « Répression de toute action exercée au profit ou dans l’esprit du national-socialisme ». Cette loi prévoit en 7 articles tout ce qu’il est possible d’imaginer quant aux relations ou même à la simple attirance qu’un citoyen autrichien pourrait encore avoir avec le national-socialisme, relations ou attirance qu’il convient de réprimer. Sont ainsi précisées quelles organisations (SS, SA, etc.) doivent être considérées comme nationales-socialistes, donc criminelles par nature ; quels tribunaux sont habilités à juger les crimes et délits où un rapport avec le national-socialisme peut être détecté ? Disons tout de suite que ce genre de crime ou délit est considéré comme particulièrement grave, et il est par nature de la compétence exclusive des tribunaux d’assises, donc avec jurés, et ce dès la première instance.

C’est l’article 3 que nous avons déjà mentionné, divisé lui-même en 10 sous-chapitres ou alinéas numérotés de a à j qui nous dit ce qu’est exactement cette NS Wiederbetätigung indiquée ci-dessus. En fait elle définit le genre de délit qu’on peut commettre en rapport avec le national-socialisme. Suit alors la peine – généralement très lourde – qui sera associée à ce délit.

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Il serait fastidieux pour le lecteur de devoir prendre ici connaissance de l’ensemble de la liste des délits. Pour s’en faire une idée, disons, par exemple, que le simple fait d’écrire sur Internet via les réseaux sociaux ou autrement un texte où aura été détectée une quelconque valorisation du national-socialisme tombera sous le coup de la loi, ce qui, bien sûr, s’applique aussi au révisionnisme qui d’une façon ou d’une autre est considéré comme lié au national-socialisme. Dans cet article 3 vg, voyons donc les deux sous-chapitres h et g qui intéressent directement le révisionnisme et qui sont, bien entendu, ceux qui ont permis de condamner Fröhlich.

• Article 3h : redisons que cet alinéa dédié au révisionnisme a été voté en dernier lieu, c’est-à-dire en 1992. Il est permis de penser qu’en cela le législateur autrichien a peut-être été encouragé par l’exemple français. En effet la loi Gayssot du 13 juillet 1990 est et reste la première sur le plan international à avoir ouvertement disposé que sur un sujet purement historique, à savoir le supposé génocide des juifs, il n’y a et il ne saurait plus y avoir de véritable liberté d’expression, puisque toute remise en cause de la version officielle est pénalement sanctionnée. Mais la loi autrichienne est nettement plus sévère que la française et offre de plus larges possibilités d’application. Le texte est le suivant :

« Est également puni selon les modalités de l’article 3g quiconque nie, minimise grossièrement, approuve ou tente de justifier le génocide national-socialiste ou d’autres crimes du national-socialisme contre l’humanité par la voie d’un écrit, de la radio ou autre média ou autrement publiquement par tout moyen permettant de toucher un grand nombre de personnes. »

On notera qu’à l’inverse de la loi Gayssot nulle référence n’est faite aux décisions du Tribunal militaire international de Nuremberg. Il est tout simplement interdit de contester le génocide national-socialiste, c’est-à-dire celui des Juifs. Point final.

Et pour apprécier dans quelle mesure votre texte ou vos paroles « nient » ou « minimisent grossièrement » ou « justifient » ledit génocide, toute latitude est laissée aux juges, dont on peut imaginer ce qui à terme les attend professionnellement ou même socialement s’ils font preuve d’une indulgence jugée excessive à l’égard des accusés.

• Article 3g : Les sanctions sont alors les suivantes : « Dans la mesure où le délit [c’est-à-dire ici de révisionnisme] n’est pas sanctionné plus sévèrement par application d’une autre disposition légale, le délinquant se verra infliger une peine de un à dix ans d’incarcération, pouvant être portée à vingt ans en cas de dangerosité particulière du délinquant ou de l’action commise. »

On se rend compte, à la lecture de ces extraits et de ce qui a été dit plus haut, combien, par l’imprécision volontaire de certaines définitions et par la généralisation de tout ce qui peut être considéré comme un acte appartenant ou apparenté au national-socialisme et au révisionnisme, l’ensemble de l’appareil policier, administratif et judiciaire dispose d’un arsenal qui lui permet par le biais au nom de la NS Wiederbetätigung d’écarter des adversaires de droite, qualifiés de nazis.

On pourrait objecter qu’une législation pénale, aussi sévère qu’elle puisse paraître au premier abord, peut se révéler dans la pratique comme relativement douce si, comme cela arrive plus souvent qu’on ne croit, elle est appliquée avec bienveillance par les tribunaux.

Rien de tel en Autriche, bien au contraire.

C’est ainsi que la règle d’une libération anticipée pour bonne conduite, qui s’applique quasi automatiquement en Autriche comme en France, est impitoyablement refusée aux révisionnistes autrichiens qui refusent de se repentir.

Par contre, un révisionniste ou un « nazi » repenti (en allemand un Aussteiger) faisant publiquement état de sa repentance et de sa volonté de rester désormais dans le droit chemin sera traité avec d’autant plus de bienveillance que son exemple incitera, espère-t-on, d’éventuels mal pensants à ne pas se manifester. Et si notre Aussteiger accepte d’aller plus loin en dénonçant par exemple ses anciens compagnons de lutte, il sera l’objet de toutes les attentions et accueilli par les médias, s’il en a le désir, avec enthousiasme.

C’est à de tels reniements que se sont refusés ces héros des temps modernes qui en Autriche s’appellent Wolfgang Fröhlich, Gerd Honsik, Walter Ochensberger, Gottfried Küssel et tant et tant d’autres. Ils payent ou ont payé leur fidélité à un idéal et à leurs convictions par de longues, par de très longues années de prison.

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Marie Mansard

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