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L’Académie française met en garde contre le délire gauchiste de « l’écriture inclusive »

Jeudi 26 octobre les immortels de l’Académie française se sont fendus d’une déclaration au ton ferme condamnant vertement l’écriture inclusive. Ils vont même jusqu’à prédire un « péril mortel » pour l’avenir de la langue française. Pour rappel, ce délire gauchiste prétendant rendre la langue française « égalitaire » consiste à inclure le féminin, entrecoupé de points, dans les noms, comme dans « mes ami·e·s », pour le rendre « visible ». Le « point milieu », ce signe situé à mi-hauteur des lettres, peut être utilisé alternativement en composant un mot comme « lycéen·ne » comme suit : racine du mot + suffixe masculin + le point milieu + suffixe féminin.

Cette pratique défendue par les extrémistes féministes au prétexte que la langue française « invisibiliserait les femmes » a beaucoup fait parler d’elle ces dernières semaines alors qu’un manuel scolaire, destiné à des élèves de CE2, a été publié pour la première fois en écriture inclusive en mars 2017. On peut y lire que « grâce aux agriculteur.rice.s, aux artisan.e.s et aux commerçant.e.s, la Gaule était un pays riche ». L’éditeur a expliqué avoir choisi d’appliquer une recommandation datant de 2015 d’un des comités bidules, cheval de Troie de la subversion dans l’État : le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes.

Prenant acte de la diffusion de cette « écriture inclusive » qui « prétend s’imposer comme norme », l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde:

« La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme: devant cette aberration “inclusive”, la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète. »

Récemment, un des membres de l’Académie française, Michael Edwards, poète, philosophe et traducteur franco-britannique, avait confié à quel point l’écriture inclusive abîmait, selon lui, la langue française : « C’est la chair même du français qui est ainsi rongée, et son esprit qui se trouve frappé d’une sorte de bégaiement cérébral », indiquait-il.

La fermeté du communiqué de l’Académie a été peu goûtée par les féministes. Ainsi la militante Caroline De Haas a tenté, comme à l’habitude des gauchistes, de se victimiser en utilisant l’inversion accusatoire et en tentant de faire passer l’Académie pour le temple de l’extrémisme : « On va tous mourir ! », écrit-elle sur Twitter. « Et après, c’est nous qu’on traite d’hystériques… »

Cette condamnation sans appel tombe à point nommée pour tenter de mettre fin et ouvrir les yeux à une majorité de Français sur le saccage en cours de la langue française et des esprits des écoliers par « l’écriture inclusive » que les associations féministes et autres partis d’extrême gauche tentent peu à peu de faire entrer dans les mœurs.

En effet, plusieurs ministères, institutions, collectivités et universités se sont depuis 2015 mises à appliquer peu ou prou les recommandations du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes. Sur le site du ministère de l’Éducation nationale, il est ainsi désormais question de professeur·es. Le ministère de la Santé, quant à lui, évoque les chirurgien·ne·s-dentistes. Depuis 2016, le Conseil économique, social et environnemental s’est engagé très officiellement à écrire de façon inclusive: « Assemblée la plus paritaire de la République française, le CESE est convaincu que les stéréotypes, terreau du sexisme, sont profondément ancrés dans notre société et s’expriment dans le langage et la grammaire. » Le Cnam se définit désormais comme une école d’ingénieure·es « parce que nos formations sont ouvertes à toutes et tous ».

Dans certains médias comme TV5Monde, dans des communications du CNRS, cette graphie a fait son apparition. Profitant du communiqué de l’Académie française, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation a informé lui aussi qu’il n’approuvait pas : « On doit revenir aux fondamentaux sur le vocabulaire et la grammaire, je trouve que ça ajoute une complexité qui n’est pas nécessaire. »

Cela suffira-t-il à mettre en échec les poussées futures des délirants militants gauchistes qui s’attaquent à un élément constitutif de notre patrimoine national et un morceau d’histoire de notre patrie : sa langue ?

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Pierre Olivier

Commentaires (3)

  1. Youri Kouskoff dit :

    Les con.ne.s, ça ose tout ; c’est à cela qu’on les reconnaît !

  2. Blackreptile dit :

    bande de connasses (sans .) féministes (sans .)

  3. Italo Vernazza dit :

    Écriture inclusive à l’usage des indigènes

    Merci d’avoir exposé le délire égalitaire de cette énième lubie des allumés de gauche qu’est cette « écriture inclusive » imaginée par quelques agité.e.s de l’encéphale fortement médiatisés.
    Rien n’est innocent dans la tentative de ces « imbéciles utiles » repérés par Lénine, mais au service de Sam-qui-n’est-pas-notre-oncle et de petits malins qui savent très bien ce qu’ils font.
    Il s’agit tout simplement de réduire la langue française à une bouillie pour indigènes a-culturés pour le plus grand profit de ce qu’un de vos philologues a pu qualifier naguère* — en usant pour ce faire de l’anglais; lors même qu’il s’exprimait sur une chaîne de radio française — de langue tueuse. « Killer language » avait-il dit; qualificatif approprié: implacablement l’usage prioritaire de cette langue étrangère vise à éliminer toute langue perçue par ces camelots spécialisés en anglosaxonneries en tous genres comme une concurrente qu’ils entreprennent alors de rendre impraticable en la soumettant à des réformes superflues et en l’appauvrissant. Ainsi ces rongeurs frénétiques de civilisations s’activent-ils à supprimer insidieusement tout ce qui fait la noblesse de langues qui n’ont jamais été celles de leurs origines.
    Observons au passage que cet anglais passe-partout, de consommation, pâle succédané de ce que nous nommions jadis abusivement « la langue de Shakespeare », n’est qu’un sabir commercial mâtiné du parler de Brooklyn et de celui de Wall Street. C’est néanmoins un moyen de colonisation bon marché, efficace par sa simplicité, puisque cette guimauve au cyanure ne connaît plus ni les règles de la syntaxe, ni celles de l’orthographe.
    Quant à la stratégie de l’ilotisation de nos peuples; elle s’intensifie.
    Si nous n’y prenons garde, nous ne pratiquerons bientôt plus dans l’ensemble des pays d’expression française qu’un français « moderne » à l’usage de peuples sans colonnes vertébrales avec, en bouée de sauvetage, un français « littéraire » à l’usage d’une élite elle-même en voie d’épuisement et bientôt remplacée par des cuistres qui, eux, se multiplient.
    Est-ce cela que nous voulons? Dans le cas contraire, il importe de rejeter d’urgence toutes les anglosaxonneries, avec tout ce qu’elles nous imposent « en primes » de contorsions cérébrales, de puritanisme, de niaiseries et de minauderies. Dans cette impitoyable guerre des langues, mais aussi des mœurs, le temps n’est plus aux arguties d’esthètes. Il faut d’urgence museler tout.te.s les con.ne.s et nous remettre tout simplement à appeler un chat: « un chat ».

    Max l’Impertinent

    * C’était l’époque où Madame Lagarde exigeait que dans ses bureaux ministériels les rapports fussent pondus en anglais

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