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Révélations américaines sur le cerveau des attentats de Paris, un ex-légionnaire « français »

Révélations américaines sur le cerveau des attentats de Paris, un ex-légionnaire « français »

 

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Un pseudonyme ou nom de guerre est apparu rapidement dans l’enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris : Abou Souleymane. Si ce nom avait rapidement retenu l’attention des centaines d’enquêteurs du parquet antiterroriste de Paris, c’est qu’il avait été prononcé en pleine attaque du Bataclan. Un des témoins du massacre a raconté que, au moment des négociations entre les jihadistes et la police, un des terroristes a demandé à son collègue s’il « comptait appeler Souleymane » afin de savoir comment ils devaient réagir face à la situation.

Selon la CIA Abou Souleymane s’appellerait en fait Abdelilah Himich. Né à Rabat en 1989, ce jihadiste marocain à papiers français de 26 ans, serait même l’un des planificateurs des attentats de Paris et Bruxelles. C’est la conviction des services secrets américains, partagée par un certain nombre d’acteurs du contre-terrorisme français.

C‘est grâce à son passé militaire qu’Abdelilah Himich aurait pu rapidement se hisser au sommet de la cellule des « opérations extérieures » de l’État Islamique. Himich, après avoir grandi à Lunel dans le Sud de la France, s’était engagé dans la Légion étrangère en 2008. Au sein de cet arme, il s’est illustré au combat en Afghanistan. Mais l’aventure dure peu de temps. En 2010 il fait défection, officiellement pour assister à l’enterrement de son père. Il sera déclaré « déserteur » dans la foulée. Il revient en France et se lance dans le banditisme : il est arrêté en 2011 à la gare du Nord de Paris en possession de 1,17 kg de cocaïne. Condamné en 2013 pour trafic de stupéfiants, il purge cinq mois prison avant de partir pour la Syrie, en février 2014 où il s’enrôle d’abord avec un groupe proche d’al-Qaeda avant de rejoindre ensuite le groupe islamo-terroriste État islamique.

On ne répètera jamais assez combien il est criminel de recruter dans nos armées, et forces de sécurité en général, des envahisseurs, fussent-ils à papiers français, qui trouvent là formation aux armes et aguerrissement aux combats. Des compétences qu’un certain nombre n’hésite pas à retourner contre la France pour faire couler le sang de son peuple. Nous n’oublions pas !

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Pierre Olivier

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